Un fonctionnaire anti-radicalisation dans certaines villes flamandes

Un fonctionnaire anti-radicalisation dans certaines villes flamandes
Un fonctionnaire anti-radicalisation dans certaines villes flamandes - © Tous droits réservés

Malines, Anvers et Vilvorde ont reçu des moyens financiers de la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, pour lutter contre l'embrigadement des jeunes par des extrémistes musulmans qui les incitent à partir sur le front en Syrie. Malines a reçu 30 000 euros en 2013, en 2014 elle en recevra encore 80 000. Avec cet argent, la ville a décidé d'engager un fonctionnaire anti-radicalisation.

Ce fonctionnaire devra débusquer sur le terrain ceux qui poussent les jeunes à l'extrémisme. Les jeunes musulmans de Malines, en particulier ceux d'origine marocaine, sont sensibles à la propagande des extrémistes, explique le premier échevin N-VA, Marc Hendrickx, à l'initiative de ce projet. Il n'y a pas encore de jeunes qui sont partis de Malines pour la Syrie mais on sent bien que l'influence des islamistes grandit.

La ville a donc décidé de couper l'herbe sous le pied des islamistes en engageant un fonctionnaire affecté à la déradicalisation. Il sera chargé de dresser un état des lieux de la situation et puis d'aller à la rencontre des jeunes sur le terrain.

En quoi consistera le boulot de ce fonctionnaire très particulier? "Dans un premier temps, il va devoir essayer de cartographier le phénomène", répond Stef Christiaensen, conseiller à la sécurité de la ville de Malines.

"Nous ne pensons pas qu'il y ait des graves problèmes de radicalisation mais il ne faut pas attendre les situations désastreuses pour agir. Comme cela, on va pouvoir être attentifs, proactifs, cartographier donc. Et puis ensuite, en concertation avec les hommes et les femmes de terrain, avec les comités d'accompagnement, il devra voir ce qu'il y a lieu d'entreprendre précisément à Malines".

Notons que le candidat fonctionnaire à cette fonction aura un diplôme universitaire de préférence en sciences islamiques, en anthropologie, en sciences politiques et sociales ou en criminologie.

I. Philippon

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