Accord pour une commission d'enquête parlementaire sur le terrorisme

Le gouvernement fédéral s'est réuni ce jeudi matin en "kern", en comité ministériel restreint, pour se pencher sur l'affaire de l'arrestation et de l'expulsion d'Ibrahim El Bakraoui de Turquie.

Le gouvernement Michel indique qu'il veut une totale transparence, éviter toutes les zones d'ombre et collaborer avec le Parlement sur ce dossier et les autres enquêtes liées au terrorisme.

La majorité parlementaire est en effet parvenue ce jeudi à un accord pour mettre en place une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les enquêtes liées au terrorisme.

Le cas d'Ibrahim El Bakraoui comme déclencheur

Pour rappel, Ibrahim El Bakraoui est l'un des auteurs supposés de l'attentat de mardi à l'aéroport de Zaventem. Il est apparu mercredi soir que cet homme avait été arrêté en 2015 à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Les autorités turques affirment avoir informé la Belgique du fait qu'il s'agissait d'un combattant étranger.

L'individu, incarcéré pour des faits de banditisme, avait été libéré sous conditions en Belgique et n'avait ensuite pas respecté ses conditions de libération. Mais les autorités n'étaient pas parvenues à remettre la main sur lui pour le réincarcérer. L'homme aurait été expulsé vers les Pays-Bas.

Les questions sans réponse

De nombreuses questions se posent à propos du dossier d'Ibrahim El Bakraoui, a reconnu jeudi le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, qui vise autant la justice que la police.

"Si l'on aligne tous les faits, on peut se poser de grandes questions sur un certain nombre de choses, tant en ce qui concerne la Justice que les développements ensuite au niveau policier", a expliqué Jan Jambon devant la caméra de VTM.

Le ministre de l'Intérieur et son collègue de la Justice, Koen Geens, ont proposé de démissionner après les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan à propos d'un homme arrêté en juin 2015 à la frontière avec la Syrie et qui est impliqué dans les attentats perpétrés mardi.

Le ministre de l'Intérieur et ses collaborateurs ont cherché à comprendre ce qui s'était passé. "Nous avons travaillé toute la soirée et la nuit pour établir les faits", a-t-il indiqué.

A l'issue de cet examen, Jan Jambon a jugé qu'il devait "prendre ses responsabilités politiques". A l'instar du ministre de la Justice, il a proposé de démissionner mais le Premier ministre Charles Michel a refusé leurs propositions, "vu la situation, vu la situation de guerre", a expliqué le ministre de l'Intérieur. En d'autres circonstances, je n'aurais pas accédé à la demande du Premier ministre de rester, a-t-il ajouté.

Le niveau de menace est trop grave "pour abandonner le terrain et les troupes", a précisé son porte-parole.

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