Un bébé sur cinq bénéficiant de l'intervention majorée n'a ni pédiatre ni médecin généraliste

Un bébé sur cinq bénéficiant de l'intervention majorée n'a ni pédiatre ni médecin généraliste
Un bébé sur cinq bénéficiant de l'intervention majorée n'a ni pédiatre ni médecin généraliste - © BRUNO ARNOLD - BELGA

Les familles qui bénéficient de l'intervention majorée (BIM) sont confrontées à de nombreuses inégalités dans le domaine des soins médicaux, constatent mercredi Les Mutualités Libres. Les chiffres concernant les enfants et adolescents issus de groupes vulnérables sont particulièrement interpellants, soulignent-elles. Les Mutualités Libres plaident pour des mesures spécifiques, afin de favoriser la prévention notamment.

L'intervention majorée est destinée aux personnes et aux familles à faible revenu. Elle leur permet de dépenser moins d'argent pour les consultations, les médicaments ou encore les hospitalisations. En Belgique, 20% des enfants ou jeunes de moins de 18 ans ont droit à l'intervention majorée et cette proportion atteint 40% à Bruxelles.

Plus d'hospitalisations

D'après l'analyse des Mutualités Libres sur la base des données de plus de 500.000 de ses membres mineurs, un bébé sur cinq bénéficiant de l'intervention majorée (BIM) n'a ni pédiatre ni médecin généraliste, tandis que les enfants BIM de moins de 3 ans sont 50% plus nombreux à devoir subir une hospitalisation. La durée de séjour hospitalier des enfants et adolescents avec BIM est également plus longue: 5 jours en moyenne contre 3 jours pour ceux qui ne bénéficient pas de l'intervention majorée.

Les mutualités constatent aussi un lien entre la vulnérabilité socio-économique et les inégalités de santé en matière de soins dentaires. Seuls 44% des enfants BIM vont chez le dentiste alors que les soins dentaires sont entièrement remboursés jusqu'à 18 ans, à l'exception de l'orthodontie.

Les Mutualités Libres plaident pour des mesures plus spécifiques et une attention particulière pour les groupes vulnérables afin de réduire ces inégalités de santé. "La prévention et la promotion de la santé ne visent toujours pas suffisamment ces groupes", constatent-elles. "Des initiatives plus ciblées pour développer leurs compétences en matière de santé sont également nécessaires pour les enfants et les jeunes, les familles monoparentales, les femmes enceintes."

 

Archives: Journal télévisé 17/10/2016

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