Un an d'affaires courantes, entre paralysie fédérale et initiatives parlementaires

Cela fait un an jour pour jour que le gouvernement fédéral entrait en affaires courantes. Entre temps on a certes eu des élections, mais faute d'accord sur une majorité, le statu quo reste d'actualité. Impact et conséquences d'un blocage institutionnel dont la Belgique a le secret.

Vivre en affaires courantes, concrètement à l'échelle du citoyen ça change pas grand chose. Au quotidien, les services publics continuent de fonctionner, soulagés que vous êtes vous lecteurs assidus des articles de la RTBF, et les ministres fédéraux, en dehors d'exfiltrations bienvenues vers les institutions européennes, poursuivent leur mandat (presque) comme si de rien n'était. Car en réalité, le gouvernement a les mains liées. Sophie Wilmes et ses ministres se contentent de gérer le pays sur base de décisions antérieures. Impossible de prendre une quelconque initiative et encore moins d'engager une grande réforme. Et en l'absence d'un nouveau budget pour mener à bien de nouvelles politiques publiques, on enclenche alors les douzièmes provisoires. Chaque mois, c'est l'enveloppe votée pour le budget de 2018 qui sert à payer les fonctionnaires et honorer les dépenses de fonctionnement du pays, laissant au passage filer les déficits, mais évitant du même coup un shutdown aux conséquences cette fois bien perceptibles.

Un avant et un après les élections

Cette paralysie institutionnelle, si elle est toujours bien d'actualité, a engendré depuis les élections fédérales du mois de mai une réplique… parlementaire. Ces dernières semaines ça bouge du côté de la Chambre. L'instance, à même de légiférer seule, avance sur de nombreux dossiers. L'avortement, les féminicides ou encore le fonds blouse blanche pour améliorer les conditions de travail du secteur infirmier, les coalitions parlementaires se forment et se déforment pour faire avancer des textes jusque là bloqués à tous les étages.

Reste que d'autres dossier de première importance sont encore et toujours figés. En matière de pension, par exemple, toujours pas de liste des métiers pénibles. Sur le climat, outre la difficulté notable à mettre en place une stratégie concertée à l'échelle du pays, les grandes mesures fédérales se font attendre. Autant dire que ces affaires courantes, qui fêtent aujourd'hui leur premier anniversaire, ne participent ni à la bonne gestion du pays, ni à l'émergence de solutions politiques face aux défis que traversent la Belgique. 

 

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