Un 1er mai sur fond de campagnes électorales

D'une tribune à l'autre : Elio Di Rupo pour le PS, Charles Michel côté MR
D'une tribune à l'autre : Elio Di Rupo pour le PS, Charles Michel côté MR - © Tous droits réservés

Qui dit 1er mai dit "fête des travailleurs" et dit aussi forcément discours politiques. Des discours à gauche, PS-FGTB-PTB à Baudour, Namur ou Liège; discours à droite aussi avec le tout aussi traditionnel 1er mai du MR, en Brabant wallon, à Court-Saint-Etienne pour la deuxième année consécutive et non plus Jodoigne.

Des discours sur fond déjà de campagne électorale pour les provinciales et communales de 2018 et avec dans la ligne de mire déjà (pour ne pas dire surtout!) les élections législatives, régionales et européennes de 2019.  

Un PS qui tente de repartir à la "reconquête"

Et c'est vrai que particulièrement cette année, il devrait y avoir et de l'ambiance et un réel affrontement sur le plan des idées, tant le contraste sera grand entre les réalités décrites dans les discours à gauche et à droite où chacun viendra s'afficher comme le "meilleur défenseur des travailleurs".

Un PS qui, par la voix d'Elio Di Rupo à Baudour dans le Hainaut, viendra vendre son "Nouveau pacte social" et de nouveaux droits pour les travailleurs : salaire minimum garanti revalorisé en "bonus social généralisé" à 1340 euros, des pensions "plus justes et garanties", et - nouveauté réaffirmée côté socialiste depuis quelques années - un soutien appuyé aussi aux travailleurs indépendants. Le parti socialiste qui, depuis quelques congrès post-affaires et post-Ateliers des Idées, s'est remis en ordre de bataille, "à la reconquête" disait encore il y a une semaine son (toujours) président Elio Di Rupo.

Le regard déjà braqué au-delà des communales sur un changement espéré de majorité au fédéral et un retour du PS au gouvernement. Autant d'occasions donc dans le discours du jour forcément d'attaquer le gouvernement Michel et je cite ses "emplois précaires", ses "pensions à points non garanties et ne tenant pas compte de la vraie pénibilité". Avec pour objectif affiché dès lors, à l'horizon 2019, de "réparer tout ce qu'aurait fait le fédéral d'ici-là". 

Sérénité voulue au MR

En face, le MR aura beau jeu, lui, de faire valoir son ou ses bilans : au fédéral d'abord où Charles Michel dirige l'exécutif depuis octobre 2014, et depuis 2017 avec un MR à la barre aussi à la Région wallonne.

D'ailleurs en terme de mise en scène, on nous annonce que la plupart des ministres MR - aux deux niveaux de pouvoir donc - prendront la parole ce matin à Court-Saint-Etienne en Brabant wallon. Menés par Charles Michel et Willy Borsus. Pour marteler, eux, "que l'on n'a jamais créé autant d'emplois chez nous". 185.000 emplois depuis le début du gouvernement Michel, principalement dans le secteur privé. De "vrais emplois, pas du précaire" insistent les libéraux.

Pour confirmer la revalorisation du pouvoir d'achat du citoyen, la sauvegarde de la sécurité sociale, des soins de santé et des pensions. Pour dire aussi que le MR dans les différentes équipes travaille, qu'il reste beaucoup à faire encore mais qu'ils s'engagent à poursuivre sereinement. Avec une "motivation immense". Car, pour citer le président du parti Olivier Chastel, "contrairement à d'autres, nous n'avons pas peur du changement". Fin de citation. 

Voilà pour la tonalité générale attendue, à droite comme à gauche. Et bon 1er mai à tous ! 

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