Tuer le Sénat? La N-VA "peut toujours courir" répond Christine Defraigne

Christine Defraigne, présidente du sénat
2 images
Christine Defraigne, présidente du sénat - © RTBF

Le Sénat, dont les compétences ont été réduites à peu de chose depuis la sixième réforme de l’État, est menacé, selon certains sénateurs, qui dénoncent "l'obstruction" de la N-VA et "son attitude minimaliste". Pour sa présidente Christine Defraigne (MR), si on casse le Sénat, "on casse l’État".

La N-VA ne porte pas le Sénat dans son cœur. Deux commissions et le comité d'égalité hommes-femmes ont été supprimés à sa demande. Et en matière d'encadrement du personnel ou de la fréquence des réunions aussi, la N-VA freine, selon Le Soir.

Sa présidente, Christine Defraigne, défend son assemblée, interrogée par la RTBF: "Nous sommes dans une logique fédérale et il faut exécuter la 6ème réforme de l’État. La Chambre incarne la légitimité démocratique fédérale ; le Sénat est le trait d’union entre les entités fédérées (les Régions et Communautés) entre elles et le Fédéral. Si on casse ce lien fondamental, on casse l’État."

Le parti nationaliste N-VA veut que le Sénat disparaisse : "Il peut toujours courir parce que nous sommes dans une législature sans réforme institutionnelle. Pour la première fois, la N-VA est pour la première fois dans un accord fédéral ; on doit apprendre à mieux se connaître et à travailler ensemble. Et la N-VA va certainement s’assouplir, et comprendre que l’ensemble des sénateurs a un véritable projet".

A.L. avec V. Barbier

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK