Trump à Bruxelles: "Les habitants des voiries où Donald Trump passera" ont été "screenés"

temporary-20170522075952
temporary-20170522075952 - © Tous droits réservés

Ce lundi 22 mai, Olivier Maingain s'est largement exprimé au micro de La Première sur la venue de Trump à Bruxelles organisée dans la cadre du sommet de l'OTAN. Le bourgmestre de Woluwe Saint-Lambert, député au fédéral et patron de DéFI s'est notamment étonné du modus operandi des services de sécurité américains qui ont "screené" tous "les habitants des voiries dans lesquelles le cortège officiel du président Trump va passer". 

En effet assure-t-il, "les zones de police ont dû remettre aux services américains la liste de tous les habitants des voiries dans lesquelles le président américain va passer. Pas certain que ce soit tout a fait légal". Par ailleurs, à quelques jours de la venue du président américain Donald Trump, la capitale se prépare et les communes sont fortement mises à contribution. Ce qui pousse Olivier Maingain a décrire cette situation comme un abandon du fédéral aux dépens des communes.

Les zones de police ont du remettre au service américain la liste de tous les habitants des voiries dans lesquelles le président américain va passer. Pas certain que ce soit tout a fait légal

"Nous n'avons reçu aucune instruction. Les chefs de corps oui mais nous les bourgmestres, rien. Les 2000 forces de l'ordre qui doivent être mobilisées viendront des zones de police bruxelloises. La police fédérale n'est plus très forte pour assurer la sécurité pour de grands événements comme ceux-ci", a-t-il fait savoir avant d'enchaîner: "On fait assumer les communes alors que ceci devrait être assumé par le fédéral. Des policiers de Ostende à Arlon vont aussi venir", a précisé le président de DéFI pour appuyer sa pensée.

Voile, Kazakghate et démocratie

Plusieurs sujets ont ensuite été abordés par celui qui était l'invité de Thomas Gadisseux sur La Première. A commencer par la question du port du voile pour les policières. Sur ce point, le bourgmestre de Woluwe Saint-Lambert est très clair. "Moi je suis contre le port du voile pour n'importe quel fonctionnaire. Le principe de laïcité l’interdit. Je serai très ferme avec les gens du PS qui veulent prendre cette direction. Par contre, je salue l'initiative du gouvernement régional, avec l'école des métiers de sécurité. L'intégration des minorités dans la police doit passer par les formations", a-t-il déclaré

L'intégration des minorités dans la police doit passer par les formations 

Puis le président de DéFI s'est fait questionner sur l'impact de la commission Kazakhgate, pour laquelle il s'est dit satisfait des premiers résultats, rappelant que la commission avait déjà permis de mettre en lumière certaines choses comme "le lobbying du milieu des diamantaires anversois, mais aussi les démarches de certains membres MR", soulignant dans le même temps le fait qu'il se soit "battu" pour que "cette commission existe". Revenant très succinctement sur le cas de Didier Reynders, il y a pour Olivier Maingain "des faits plus que troublants, des interrogations qui méritent d'être posées" quant au rôle joué par le ministre des Affaires étrangères

Enfin, la question du renouveau politique est venue clôturer ce quart d'heure d'interrogation matinal. Sur ce point également, l'avis du bourgmestre et député est également assez tranché. "Oui, je suis prêt avoir un mandat unique. Le MR n'a pas envie de parler du décumul. C'est de la vieille politique", a-t-il fait savoir tout en en profitant pour plaider pour une démocratie "revivifiée". Et cela passe, pour Olivier Maingain, par "des peines incompressibles pour les politiques qui ont fauté. Une sanction d'inéligibilité, un moyen de leur enlever leur statut de mandataire, de revivifier la démocratie".

Revoyez l'interview en intégralité

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK