Trottinette électrique : face au danger, les chartes de bonne conduite fleurissent

Si elle ne manque pas d’adeptes, la trottinette électrique est souvent dépeinte comme dangereuse et envahissante. Aujourd’hui, la société Lime, présente à Bruxelles avec ses engins vert pomme depuis novembre dernier, s’associe à Vias, l’institut belge pour la Sécurité routière, afin de promouvoir une charte de bonne conduite.

Ils sont nombreux à s’être donnés rendez-vous, dès 16h, chaussée de Waterloo, à Bruxelles. Un public de tout âge, venu, à l’invitation de l’opérateur Lime, récupérer un casque gratuit, et qui plus est, customisable. En tout, 750 seront distribués au cours de l’après-midi. Seule condition pour en disposer, signer une charte de bonne conduite, rédigée par Lime, en lien avec Vias, l’institut belge pour la Sécurité routière. « Ça engage nos utilisateurs à mieux respecter les règles de circulation au profit d’une conduite sûre et responsable » affirme Benjamin Barnathan, manager Benelux chez Lime.

Dans 40% des accidents, la tête est touchée

Au menu de cette charte, une poignée de principes que l’usager s’engage à respecter. Eviter de circuler sur les trottoirs, respecter le code de la route, garer sa trottinette de façon à ne pas gêner les autres usagers, et enfin porter un casque. « Même à vitesse réduite, un impact mal placé peut faire beaucoup de dégâts, il est donc important que l’utilisateur se protège » clame Benoît Godart, porte-parole de Vias, qui souligne que dans 40% des accidents de trottinette, la tête est touchée.

Avec à son actif 125.000 utilisateurs, qui enfourchent, rien qu’à Bruxelles ses 1.200 trottinettes, Lime, l’un des 6 acteurs bruxellois (avec Troty, Bird, Dott, Flash et Tier) du marché de la trottinette électrique en libre-service, s’engage à promouvoir une « sécurité urbaine ». Il faut dire que les accidents de trottinette se multiplient, engendrant fractures et autres commotions cérébrales.

Rappel des règles

Si le code de la route n’oblige pas les amateurs de trottinette, pas plus que les cyclistes, à porter le casque, le SPF Mobilité le conseille vivement. Seule obligation légale, détenir une assurance responsabilité civile, qu’on roule sur le trottoir, permis à condition de ne pas dépasser les 5km/h, ou sur les pistes cyclables, quand elles existent.

Par ailleurs, tout engin de déplacement motorisé sans immatriculation, donc une trottinette électrique, ne peut, en principe, dépasser les 25 km/h, vitesse maximale qui vient d’être approuvée par la commission Infrastructure de la chambre. Aller au-delà, c’est aux yeux de la loi, une infraction du 1er degré passible d’une amende de 58€, à perception immédiate.

Liège comme prochain terrain de jeu

Pour l’instant présentes uniquement à Bruxelles, les trottinettes électriques en libre-service devraient tout prochainement investir les rues liégeoises. Et d’ores et déjà, pour éviter la « pagaille » dont se plaignent bon nombre de Bruxellois, les autorités communales entendent imposer, au préalable, à tout usager la signature, là encore, d’une charte. Objectif, éviter une guerre de la chaussée avec les piétons, cyclistes et automobilistes. Une charte non punitive, en cas d’infractions aux règles de bonne conduite, la Ville de Liège, ne prévoit, pour l’heure, aucune sanction.

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