Trois femmes, trois visages des nouveaux gouvernements

Christie Morreale (PS), nouvelle ministre wallonne de l’Emploi et de la Santé, Valérie Glatigny (MR) ministre de l’Enseignement supérieur et Bénédicte Linard (Ecolo), ministre wallonne de la Culture et des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles… Trois femmes, trois visages qui doivent incarner le renouveau du gouvernement wallon et de la fédération Wallonie-Bruxelles.

La parité, symbole d’un renouveau

Avec l’arrivée de ces trois nouveaux noms, la parité est donc pratiquement atteinte au sein des deux gouvernements avec 7 hommes et 6 femmes. A la Fédération Wallonie-Bruxelles, la parité est dépassée avec 3 ministres sur 5.

Une parité entre les deux sexes qui symbolise une forme de changement dans les deux exécutifs. "On a, dans la population, 50% d’hommes et de femmes. Donc, ce n’était pas logique que dans les représentations politiques, nous n’ayons pas cette parité. C’était une distorsion importante et historique, et nous avions envie de rompre avec ça. Pour nous, à gauche, c’est important d’avoir une vision homme-femme. L’engagement est donc tenu", affirme Christie Morreale.

Pour Valérie Glatigny (MR), il était important que ce soit une femme qui soit désignée pour porter certaines des compétences qui lui ont été attribuées. "Le parti a trouvé une solution pour permettre à tous les talents au sein du MR de se déployer. Je pense que dans le portefeuille dont j’hérite il y a la promotion de Bruxelles, ça faisait certainement du sens de prendre une Bruxelloise. Je pense que ça faisait aussi du sens de prendre un portefeuille comme celui de l’enseignement, qui était une priorité, et de choisir une personne qui avait déjà une certaine connaissance du dossier. Je me réjouis que des portefeuilles aussi significatifs que ceux-là soient confiés à des femmes. Le renouveau est là, ce sont des nouveaux visages. Je pense que c’est ce que demandaient les citoyens, "souligne-t-elle.

Tous les partis ont des compétences assez traditionnelles. Ecolo reçoit les portefeuilles de l’Energie, et du Climat, MR, l’Economie et le Commerce, et le PS le Logement et l’Emploi. Le renouveau n’aurait-il pas aussi dû passer par un chamboulement des compétences ? "On aurait aimé avoir plus de compétences. Au fond, on a envie d’agir sur l’ensemble du spectre, sur la dimension sociale, économique, environnementale. Donc c’est sûr que si on doit prioriser, c’est un peu naturel qu’on vienne sur des questions d’emploi, de santé, sur la lutte contre la pauvreté, le logement", déclare Christie Morréale.

"Choisir c’est renoncer. Il y a des choses qu’on a portées nous-même comme la question de la gratuité progressive dans les TEC pour les moins de 25 ans et les plus de 65 ans, ce n’est pas une compétence qu’on va porter, mais c’est aussi la volonté de travailler collégialement, en confiance avec les partenaires autour de la table. "

A chacune ses défis pour les 5 ans à venir

Sur le plateau du 19h30, chacune a exprimé les priorités qu’elles se sont fixées, en fonction bien sûr des compétences qui leur ont été attribuées. Chez Bénédicte Linard, en charge des Médias, "c’est de veiller à ce qu’ils jouent leur rôle d’acteur de la démocratie. Donc, donner l’indépendance des rédactions c’est l’une des priorités. Ils jouent un rôle très important dans le contexte actuel, par rapport aux fake news,… Donc, donner l’indépendance des rédactions c’est l’une des priorités". Christie Borreale, c’est " augmenter le taux d’emploi et le porter de 63% à 68%." Quant à Valérie Glatigny, en matière d’enseignement supérieur, " "les besoins sont très importants. Je suis consciente des attentes du secteur. On devra faire preuve de la plus grande créativité pour pouvoir les rencontrer. Un autre dossier très important sera aussi l’importance à accorder aux filières en pénurie comme scientifiques et techniques. Ce sera une priorité de mettre en accord la formation et les besoins des entreprises."

Trois femmes pour défendre des thèmes que les hommes ne pourraient pas

"On amène chacun son vécu et son bagage. Le fait d’avoir Safia Kessas sur la Première avec les Grenades montre que l’on vit dans une société encore à domination masculine. Il y a un travail à faire pour avoir une société égalitaire. Et comme c’est une construction sociétale culturelle il faut qu’on puisse apporter notre regard, un regard complémentaire. C’est aussi un travail de représentation. Donc dans les lieux de pouvoir, on doit pouvoir retrouver des hommes et des femmes, c’est naturel.", souligne la nouvelle ministre socialiste

Bénédicte Linard s’attellera à porter haut le droit des femmes. " Plus on aura des femmes en politique, plus il y en aura sur les plateaux de télévision. Donc, je me réjouis d’avoir dans mes compétences le droit des femmes. Je pense qu’il y a du travail à mener et les personnes autour de la table, ici, pourront porter de manière commune cet objectif. Donc je me réjouis vraiment d’avoir pu inscrire autant de mesures liées aux droits des femmes dans le projet de la Fédération Wallonie-Bruxelles."

Enfin, Valérie Glatigny confie qu’elles ont un rôle de modèles."Ce qui est déterminant c’est l’importance des portefeuilles qui nous sont attribués."

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