Ali Aarrass: 24 heures de grève de la faim tournante, trois députés bruxellois se mobilisent

Zoé Genot (Ecolo), Jamal Ikazban (PS) et Youssef Handichi (PTB) ont démarré leur grève de la faim de 24 heures en se joignant aux soutiens d’Ali Aarrass.
Zoé Genot (Ecolo), Jamal Ikazban (PS) et Youssef Handichi (PTB) ont démarré leur grève de la faim de 24 heures en se joignant aux soutiens d’Ali Aarrass. - © Tous droits réservés

Ce dimanche, Zoé Genot (Ecolo), Jamal Ikazban (PS) et Youssef Handichi (PTB) ont démarré leur grève de la faim de 24 heures en se joignant aux soutiens d’Ali Aarrass devant le SPF Affaires étrangères dans le parc du petit Sablon.

Ce libraire belge de 53 ans a été extradé en 2010 par l'Espagne vers le Maroc, où il a été condamné en 2012 en appel à 12 années de prison pour "utilisation illégale d'armes" et "appartenance à un groupe ayant l'intention de commettre des actes terroristes". L'homme assure toutefois que sa condamnation repose sur des aveux obtenus sous la torture et est entré en grève de la faim le 27 août dernier.

Pourtant le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) s’abstient bien d’intervenir dans cette affaire et lui refuse toute assistance consulaire, un mauvais signal pour Zoé Genot : "Ce désintérêt, c’est clairement un message envoyé au pouvoir marocain pour leur donner un permis de torturer, d’infliger des mauvais traitements".

Débat sur la double nationalité

Ce qui dérange les trois députés, c’est aussi cette différence de traitement envers un citoyen belge qui est aussi marocain : " J’ai l’impression qu’il y a vraiment des citoyens de seconde zone, deux poids, deux mesures. Ce cas pose question et un débat doit être mené ", explique le député régional PS Jamal Ikazban.

La fin de cette grève de la faim arrivera rapidement pour les trois députés bruxellois. Par contre, pour le comité " Free Ali ", pas question d’arrêter le mouvement avant qu’Ali Aarrass recommence lui aussi à s’alimenter.

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