Trois ans pour convaincre

Trois ans pour convaincre
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La dernière livraison du baromètre RTBF-La Libre par Dedicated confirme la bonne tenue du MR, le recul du PS ou la croissance du PTB. Mais les libéraux paraissent également bien seuls.

Même si on vous répètera que ce n’est " qu’ " un sondage, ce genre d’études reste un incontournable pour les partis politiques. Les états-majors les décortiquent, les élus et militants ne se lassent pas de les commenter même si officiellement on n’entend que le rituel je n’ai pas l’habitude de commenter les sondages mais…

La bonne étoile du MR

Dans la majorité fédérale (et donc en corollaire dans la majorité flamande), seul le Mouvement Réformateur peut avoir vraiment le sourire.

Alors que même en interne, beaucoup craignaient des lendemains difficiles après s’être lancé dans cette kamikaze reliftée en suédoise, le MR confirme son (bon) résultat de mai 2014 en Wallonie et s’envole à Bruxelles. Au sud du pays, il reste certes deuxième derrière un PS en petite forme, prend non seulement la tête dans la Région-Capitale mais creuse l’écart avec le PS de Laurette Onkelinx et Rudi Vervoort.

Par contre, en Flandre, les trois partis de la coalition sont en recul, ce qui profite aux socialistes et aux écologistes mais aussi au Vlaams Belang qui semble récupérer les adeptes ultra-nationalistes ou ultra-sécuritaires déçus par une N-VA forcée aux compromis.

Il est vrai que les chamailleries entre partenaires flamands peuvent agacer là où côté francophone, le MR de Charles Michel est seul à incarner la politique gouvernementale fédérale.

Prêcher à des convaincus

Il n’en reste pas moins que la composition des différents gouvernements aura contribué à isoler les libéraux francophones. En Wallonie, le MR ne capitalise pas sur Charles Michel pour accroître son électorat. Il en était de même lorsqu’Elio Di Rupo Premier Ministre caracolait en tête des sondages de popularité et que son parti reculait dans les sondages… et aux élections.

Pour espérer retrouver un jour le pouvoir en Wallonie et le conserver au fédéral, Charles Michel et Olivier Chastel devront trouver des alliés tant il apparaît aussi qu’il sera difficile de refaire le coup de la "kamikaze-suédoise ", avec des Francophones très minoritaires. Pour cela, il faut retisser des liens, avant 2018 et les prochaines communales suivies à un peu plus de 6 mois d’élections à tous les niveaux (si le fédéral tient jusque-là). Les libéraux ont du temps devant eux. Le temps de convaincre, à la fois les citoyens francophones et d’autres formations.

Philippe Walkowiak

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