Travail à temps partiel, l'avènement difficile des contrats "Zéro heure" de Kris Peeters

Travail à temps partiel, l'avènement difficile des contrats "Zéro heure" de Kris Peeters
Travail à temps partiel, l'avènement difficile des contrats "Zéro heure" de Kris Peeters - © Tous droits réservés

Alors que les nouveaux projets de loi qui visent à "simplifier et moderniser" le travail à temps partiel se précisent, le Setca dénonce déjà une nouvelle dérégulation des contrats de travail. Pour le syndicat socialiste, on s'oriente vers des "contrats Zéro heure", comme cela se pratique déjà couramment au Royaume-Uni et en France.

Que sont les contrats "Zéro heure" ?

Les contrats "Zéro heure" sont des contrats où l'employeur n'est plus tenu de mentionner des indications sur les horaires et la durée du travail. Seule les heures prestées sont payées, et le travailleur doit rester disponible à n'importe quel moment de la journée.

Les projets sur la table du Conseil national du Travail vont dans ce sens, c'est ce que dénonce aujourd'hui le Setca.

Ces réformes visent principalement les travailleurs à temps partiels: les contrats de travail n'apporteraient plus aucune certitude sur les horaires à prester. Les horaires pourraient n'être communiqué que 24 heures à l'avance. Les sursalaires en cas d'heures supplémentaires n'existeraient plus.

Le Setca dénonce des projets de loi dangereux. Le gouvernement Michel oblige déjà, les travailleurs à temps partiels à rechercher activement un travail complémentaire, sous peine de sanction.. Avec ces projets de loi, ce sera tout bonnement irréaliste dit le Setca, cumuler deux temps partiels deviendra dans la pratique impossible.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK