Transfert de compétences: la Communauté germanophone gagne à nouveau en autonomie

Le ministre président germanophone Olivier Paasch aux côtés de son homologue wallon Willy Borsus.
Le ministre président germanophone Olivier Paasch aux côtés de son homologue wallon Willy Borsus. - © ERIC LALMAND - BELGA

Les gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté germanophone ont adopté en première lecture, vendredi matin à Eupen, l'ensemble des avant-projets de décret organisant un nouveau transfert de compétences entre les deux entités fédérées. Après l'emploi, le patrimoine, la tutelle sur les communes et les zones de police, ce sont ainsi l'énergie, le logement et l'aménagement du territoire qui seront désormais gérés par la Communauté germanophone.

"Les compétences transférées représentent un budget de 6,8 millions d'euros", a précisé Oliver Paasch, le ministre-président du gouvernement germanophone, selon qui ce transfert de compétences, revendiqué depuis 1998, constitue "un moment important de l'histoire de la Communauté germanophone", lui permettant de s'émanciper un peu plus de la Région wallonne.

"Ce transfert ne veut pas dire que nous ne travaillerons plus ensemble. Notre objectif n'était pas de nous détacher de quelque chose mais de faire mieux avec des compétences qui sont complémentaires à celles que nous exerçons déjà", a toutefois assuré Isabelle Weykmans, la vice-ministre-présidente de la Communauté germanophone.

"C'est un engagement à travailler ensemble et une plus-value importante pour nos deux communautés qui pourront s'apporter mutuellement plus de choses", a de son côté renchéri Willy Borsus, le ministre-président wallon.

Concrètement, le logement, l'énergie et l'aménagement du territoire - "un dossier particulièrement complexe, qui concerne notamment les permis uniques dont une partie dépendra encore de la Région, les permis d'urbanisme ou encore les modifications des plans de secteur", selon Carlo Di Antonio, le ministre wallon en charge du dossier - font désormais partie des compétences gérées à Eupen.

"Nous avons eu des discussions techniques et complexes mais ça nous a poussés à être innovants", a conclu Oliver Paasch, dont le parti, ProDG, plaide pour que la Communauté bénéficie de davantage d'autonomie. En juillet dernier, au terme d'une réunion avec le gouvernement wallon sur le transfert de compétences, ce dernier avait déjà fait part de sa satisfaction. "On ne s'attendait pas, en début de législature, à transférer autant de compétences", avait-il reconnu.

La Communauté germanophone reste désormais demandeuse de compétences provinciales et liées aux routes régionales.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK