Trafic de drogue: "A Anvers, on se contente d'arrêter des "petits poissons""

Joris Van der Aa, journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires pour la Gazet van Antwerpen.
Joris Van der Aa, journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires pour la Gazet van Antwerpen. - © Capture d'écran de l'émission De Afspraak (VRT)

Mardi matin, 18 nouvelles perquisitions ont été effectuées et 7 personnes ont été arrêtées à Anvers dans le cadre de l'enquête sur le "clan Y.". Il s'agit d'une bande criminelle dont une partie est une famille assyrienne de Turquie en lien avec le conseiller communal N-VA à Malines, Melikan Kucam. Ce clan est accusé de trafic de cocaïne, de trafic d'armes, de blanchiment d'argent et de falsification de documents d'identité.

Lors de l'émission "De afspraak" (VRT), le journaliste Joris Van der Aa (Gazet Van Antwerpen) a critiqué le parquet et la police d’Anvers. Il déclare que la police fédérale avait reçu des informations sur cette famille assyrienne à plusieurs reprises depuis 2011, mais qu'elle n'en a rien fait. "Ce n'est qu'en novembre 2017, après qu'un des membres du clan eut été abattu, que l'enquête a véritablement commencé. C’est donc un peu étrange", raconte-t-il à la VRT.

Le journaliste spécialisé dans les affaires judiciaires déclare que la police anversoise fait moins appel au parquet fédéral que la police hasseltoise. "Je ne peux que constater qu'on ne mène pas les enquêtes de manière aussi efficace partout et que dans l’arrondissement judiciaire d'Anvers, on se contente d’arrêter des "petits poissons". Alors qu’à Hasselt, par exemple, il est possible d'éliminer de "gros poissons".

Walter Damen, avocat pénaliste, nuance néanmoins : "L'afflux de drogues à Anvers est beaucoup plus massif. Il y a de fantastiques magistrats à Anvers spécialisés dans les drogues qui sont passés dans le parquet fédéral en raison de leur expertise. S'il y a un dossier de drogues à Hasselt, tu en as 10 à Anvers. Et encore, je minimise peut-être, ce serait plutôt 1 sur 50."

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