Tract polémique d’Ecolo : Zakia Khattabi condamne la forme et nuance le fond

Tract polémique d’Ecolo : Zakia Khattabi condamne la forme et nuance le fond
Tract polémique d’Ecolo : Zakia Khattabi condamne la forme et nuance le fond - © CHRISTOPHE KETELS - BELGAIMAGE

Interrogée sur la chaîne de télévision belgo-marocaine Maghreb TV, la coprésidente d’Ecolo a confirmé « condamner la pratique », tout en rappelant que les positions défendues par les verts sur les questions relatives à la communauté musulmane de Belgique sont « de notoriété publique ».

Un tract distribué au marché matinal de Laeken par la section locale d’Ecolo a secoué la campagne politique ce mercredi (avant d’être retiré de la circulation). Zakia Khattabi, coprésidente d’Ecolo, condamne fermement la méthode. « Nous avons toujours critiqué et dénoncé ce genre de pratique électorale chez les autres. Elles ne sont pas plus acceptables quand elles viennent des nôtres, même une seule fois c’est une de trop », avait-elle tweeté.

Mais le mal est fait, et les écologistes sont également interpellés sur les questions soulevées par ce tract. Des mesures telles que le port du foulard dans les écoles et les administrations, ou encore le choix d’un jour de congé selon ses convictions sont mises en lumière, mais c’est surtout la position en faveur de l’abattage sans étourdissement d’un parti se revendiquant en faveur du bien-être animal qui pose question.

Interpellée à ce sujet sur le plateau de Maghreb TV, la coprésidente d’Ecolo tient à nuancer ces affirmations (sans pour autant les réfuter). « Nous avons toujours dit que la question du bien-être animal est fondamentale, explique-t-elle. Mais ne la régler qu’à travers cette question précise fait que l’on passe à côté. »

Zakia Khattabi prend l’exemple de la Flandre, où un décret interdit l’abattage sans étourdissement depuis cette année. « Aujourd’hui, les bêtes sont transportées en Allemagne et aux Pays-Bas, dans des conditions inacceptables. On est donc passés à côté de l’objectif du bien-être animal, déplore-t-elle. Nous refusons de stigmatiser une communauté entière à partir d’un coin du dossier, alors que c’est la chaîne globale qui nous intéresse, si c’est vraiment la question du bien-être animal qui occupe tout le monde. »

Pour conclure, l’écologiste tient à rappeler que « les concitoyens belges de confession musulmane sont des citoyens comme les autres », en d’autres termes, davantage intéressés par des questions fiscales et socio-économiques. « Arrêtons ces campagnes ciblées sur base de l’appartenance culturelle », lance-t-elle.

Journal télévisé 15/05/2019

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