Tout savoir sur le Système BE-Alert en 4 questions

Tout savoir sur le Système BE-Alert en 4 questions
Tout savoir sur le Système BE-Alert en 4 questions - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Vous allez peut-être recevoir aujourd’hui un SMS un peu étrange, un mail ou un appel téléphonique que vous n’attendiez pas. Du moins si vous habitez dans l’une des 130 communes qui testent aujourd’hui le système BE-Alert. Mais le système pourrait s'étendre. Cela dépend de chaque commune, et de chacun d'entre nous.

Après un an d’opération, BE-Alert vit cet anniversaire avec un grand test, explique Benoit Ramacker porte-parole du centre de crise du SPF Intérieur. "Dans ces 130 communes, les personnes vont recevoir soit un SMS, soit un message vocal, soit encore un e-mail. C’est juste un test et vous ne devez rien faire, bien sûr. C’est votre commune qui s’entraîne pour pouvoir, le jour venu, éventuellement vous alerter rapidement. "

Faut-il s’inscrire pour être alerté ?

BE-Alert permet d’alerter via différents canaux. Pour le SMS, par exemple, il est possible d’envoyer un message sur base d’une localisation. Dans ce cas, il ne faut pas s’être inscrit. Cette formule sera utilisée dans des situations très graves, où le système peut être forcé d’envoyer un message sur tous les GSM ouverts dans une zone dangereuse. Mais, explique Benoot Ramacker, il est demandé aux gens de s’inscrire. "Cela nous permet d’envoyer un message, même lorsque les personnes ne sont pas chez elles. Imaginez qu’il y a une inondation dans votre maison, mais que vous travaillez ailleurs. Si vous êtes inscrit, vous recevrez un message vous précisant : " Attention, il y a, chez vous, un problème d’inondation ".

Et, alors que nous entrons dans la période de grandes vacances, même des touristes étrangers peuvent en profiter. "L’intérêt du centre de crise avec BE-Alert, est justement d’envisager différents canaux. Pour les touristes et les gens de passage, nous pouvons déclencher un système permettant d’envoyer un SMS sur tous ces GSM ". Cette fonction est testée ce jeudi à Liège, Bastogne et Houffalize."

Pourquoi "seulement 130 communes"?

130 communes participent au test aujourd’hui. Mais alors, que font les autres ? Benoit Ramacker constate que plus de 70% des communes belges sont inscrites dans le système, soit 418 communes qui ont adhéré au système BE-Alert. "Aujourd’hui, il y en a 130 qui réalisent le test, mais tous premiers jeudi du mois, votre commune, qui a adhéré à BE-Alert, pourrait tester son système pour s’entraîner. C’est l’appel qu’on lance aujourd’hui: Prenez deux minutes de votre temps pour vous préparer. Les autorités le font, les communes le font, mais vous aussi. Inscrivez-vous à BE-Alert."

Mais pas question d’obliger quiconque à adopter le système BE-Alert. "On permet aux communes d’y adhérer, mais c’est à elles de voir si elles disposent d’autres canaux, par exemple, pour alerter. L’objectif est de réussir l’alerte et l’information de la population, quel que soit le canal. "

Quand la population est-elle alertée?

Les trois niveaux peuvent décider (commune, les province, ministre de l’Intérieur) d’une alerte. Par exemple en cas d’orages, d’inondations, de tempêtes ou de vents importants. Le bourgmestre, les pompiers ou la police, au niveau local, peuvent déclencher un plan communal et se préparer pour coordonner les secours. " Le bourgmestre peut clairement décider d’utiliser BE-Alert pour informer les habitants de la situation, et surtout pour les guider, leur dit où se rendre et par quel chemin."

En revanche, un bourgmestre ne pourra pas recourir au système pour, par exemple, informer ses concitoyens qu’une rue va être fermée à la circulation pour des événements anodins.

BE-Alert s’inscrit dans le cadre d’un texte légal lié à la gestion de crise en Belgique. Pour utiliser le système, il faut qu’une Situation implique la sécurité ou la santé des gens.

Et la vie privée dans tout ça ?

Les personnes inscrites risquent-elles d’être fliquées? Les personnes qui s’inscrivent le font sur base volontaire. Et donnent donc leur accord. Sauf pour les alertes graves permettant de ‘pousser’ des messages dans une zone géographique donnée.

"Dans ce cas, il est vrai que les gens n’ont pas donné leur accord, mais de longues discussions, notamment avec la commission de la vie privée, nous a convaincu de l’importance du système pour sauver des vies" 

S’inscrire sur BE-Alert  se fait simplement sur le site be-alert.be.

 

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