Richard Miller (MR) sur l'attribution de visas humanitaires : " Tout s'est passé dans la légalité "

Il n’est pas question de fraude comme dans le cas de Melikan Kucam, ce conseiller communal N-VA suspecté d’avoir vendu des visas humanitaires. Mais cette intervention d’un député MR remet en lumière le caractère discrétionnaire des visas humanitaires. Nous l’apprenions ce lundi dans La Libre, le député libéral Richard Miller est intervenu pour permettre à une famille syrienne d’obtenir des visas humanitaires. La procédure, validée par l’ex-secrétaire d’État Theo Francken, a permis à cinq personnes de rejoindre la Belgique depuis Alep, en Syrie.

Tout débute en 2015, en plein conflit syrien. La ville d’Alep est sous les bombes. Richard Miller, député fédéral MR, entend parler d’une famille syrienne via sa fille : « À l’époque, ma fille était assistante à l’ULB. Un de ses collègues était d’origine syrienne et cherchait comment faire sortir les membres de sa famille du conflit. Ma fille m’en parle et je prends les renseignements pour sauver ces personnes que je ne connais pas. J’apprends l’existence de visas humanitaires, je réunis les documents nécessaires et je remets le dossier au cabinet du secrétaire d’État. J’en informe également le cabinet du ministre Reynders en espérant qu’une solution soit trouvée », explique-t-il.

Pure coïncidence

Le dossier de cette famille est accepté, cinq personnes obtiennent un visa humanitaire. On peut dès lors se demander quel a été le poids de l’intervention de ce député de la coalition fédérale dans la décision finale. « Je reconnais que le hasard a fait qu’ils sont tombés sur la bonne personne. Une procédure avec des règles plus précises serait une bonne chose, mais je ne veux pas qu’on abandonne la possibilité qu’en bout de course, on puisse poser l’acte humanitaire de donner un visa qui s’appelle justement comme ça pour ces raisons-là », maintient-il.

S’il reconnaît que sa formation politique a fait partie de la majorité qu’il a soutenue, le député n’avance aucun traitement de faveur : « J’ai la conviction que si le hasard n’avait pas été là, ces gens auraient de toute façon trouvé un autre relais politique. Ça me rend heureux de pouvoir montrer qu’au MR aussi, on peut se bouger pour des raisons humanitaires. »

J’avais enfin servi à quelque chose.

En fin de compte, Richard Miller ne regrette absolument pas cette intervention. « Quand j’ai pris cette petite fille dans les bras, je me suis dit que j’avais enfin servi à quelque chose. » Quant aux malversations éventuelles, le libéral n’émet aucun commentaire… « sauf que je les condamne ! », lance-t-il.

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