Tout comprendre sur l’élection wallonne du 26 mai 2019

Tout comprendre de l’élection wallonne du 26 mai
3 images
Tout comprendre de l’élection wallonne du 26 mai - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Le 26 mai, vous ne voterez pas pour une mais bien pour trois élections : le niveau fédéral (La Chambre), le niveau régional (les parlements bruxellois, flamand et wallon) et le niveau européen. On parle donc d’un triple voire d’un « méga » scrutin, comme en mai 2014.

Au niveau de la région wallonne, les élections ont lieu en même temps que les élections européennes, tous les cinq ans depuis 1999, date de la première élection directe des députés wallons. Et en aucun cas, les Wallons ne retournent aux urnes entre deux élections, même en cas de crise. Ainsi, lorsque le cdH a débarqué le PS en juin 2017, un nouveau gouvernement s’est formé sans vote. Même scénario en mars dernier lorsque le gouvernement MR-cdH a perdu sa majorité suite au départ d’une députée, il n’y a pas eu de convocation aux urnes et le gouvernement est resté minoritaire.

Pour qui vote-t-on au parlement wallon ?

Près de 2,5 millions d’électeurs vont élire les 75 députés du parlement. Et un habitant de Liège ne peut pas voter pour un candidat de la région montoise ! Tout est découpé en 11 « circonscriptions » avec à chaque fois un nombre d’élus par circonscriptions : Mons (5 élus), Tournai-Ath-Mouscron (7), Charleroi-Thuin (10), Soignies-La Louvière (5), Nivelles (8), Arlon (6), Dinant-Philippeville (4), Namur (7), Liège (13), Huy-Waremme (4) et Verviers (6).

Dans chacune de ces circonscriptions, les partis ont déposé des listes et vont tenter d’envoyer un maximum d’élus parmi ceux disponibles. Exemple avec le scrutin de 2014, sur les quatre élus de la circonscription de Huy-Waremme : 2 venaient du MR, 1 était du PS et le dernier du PTB. Cela signifie qu’Ecolo, le cdH, Défi ou le PP n’avaient obtenu aucun élu dans cette circonscription.

Que feront ces élus ?

Si les députés fédéraux de la Chambre votent des lois, les députés wallons votent des décrets. Cela n'a pas le même nom, mais ça a la même force : le texte parait au moniteur belge et a force de loi. Plus encore, une loi fédéral n'a pas plus de valeur qu'un décret wallon.

Et ces lois peuvent concerner tout un tas de compétences, qui sont encore plus nombreuses depuis la réforme de l'Etat de 2014. Aujourd'hui, les régions s'occupent de logement, d'économie, les travaux publics, le commerce extérieur, l'environnement, l'énergie, les aéroports ou l'agriculture. Et parfois, comme pour l'économie ou l'énergie, ces compétences sont partagées avec le niveau fédéral. Et on le rappelle, une loi fédéral n'a pas plus de poids qu'un décret wallon, ce qui complique parfois les choses.

Comment se forme le gouvernement wallon ?

Le gouvernement est une « émanation » du parlement. Autrement dit, si de nombreux députés d'un parti sont élus au parlement et obtiennent une majorité des sièges, il y a de fortes chances que ces élus fassent partie de la prochaine majorité. 

Ainsi, selon un dernier sondage, le PS devrait obtenir 20 sièges, tout comme Ecolo. Le MR en aurait 16, le PTB 12 et le cdH 7. Au lendemain de l'élection, les présidents de ces cinq partis vont discuter entre eux pour former un gouvernement. Pour cela, il faut un accord politique et plus il y a de partis impliqués, plus il faut faire de concessions politiques pour arriver à un programme de gouvernement commun. Ainsi, sur les cinq partis, deux ou trois formeront le gouvernement. Seule condition : que ces partis de gouvernement aient au moins la majorité au parlement, soit 38 des 75 sièges.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK