Toujours pas de statut officiel au 1er octobre, comme ça avait été promis: les aidants proches se sentent "trahis"

Toujours pas de statut officiel au 1er octobre, comme ça avait été promis: les aidants proches se sentent "trahis"
Toujours pas de statut officiel au 1er octobre, comme ça avait été promis: les aidants proches se sentent "trahis" - © Tous droits réservés

Le dossier d'un statut officiel pour les aidants proches, dont l'application avait été annoncée au 1er octobre, est reporté, déplore mercredi dans un communiqué l'ASBL Aidants proches. Du côté du cabinet de la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block, on assure que s'il accuse du retard, le projet "n'est pas aux oubliettes". Chaque année, 800.000 Belges ont besoin de soins informels.

Les travailleurs qui assurent les soins les plus lourds pourront recourir à un congé pour assistance médicale, avait annoncé en juin dernier Maggie De Block. Le statut donne la possibilité d'être actif comme aidant proche pour celui qui est absent du travail depuis longtemps et reçoit une indemnité de maladie. Pour les aidants proches reconnus, le congé à temps plein pour assistance médicale sera étendu de 12 à 18 mois. Le nouveau statut allègera également la charge administrative.

Mais deux arrêtés royaux sont encore nécessaires pour la mise en œuvre de ce statut: l'un, dépendant du cabinet de la ministre de la Santé, concerne la reconnaissance des aidants proches et l'autre l'extension du congé pour assistance médicale, compétence du ministre fédéral de l'Emploi Wouter Beke.

"Rien n'a bougé", regrette l'ASBL Aidants proches. "Nous nous sentons trahis. C'est une catastrophe." Un tel statut doit permettre à un proche qui accompagne une personne en perte d'autonomie de se faire reconnaître comme "aidant proche" par sa mutuelle et d'accéder, sous certaines conditions, à un congé rémunéré et assimilé pour la pension, rappelle l'association.

Le dossier accuse effectivement du retard, confirme la porte-parole de la ministre, mais "n'est pas aux oubliettes". Une entrée en vigueur au 1er octobre représentait, dès le départ, "un vrai défi" car une préparation technique sur le terrain, au sein des mutuelles notamment, est aussi requise. Les arrêtés royaux n'ont pas encore été pris mais sont en préparation au niveau administratif. "Ces personnes font un travail formidable, la demande du secteur est légitime et fondée. Le travail n'est pas arrêté", souligne le cabinet de Maggie De Block.

 

Reportage dans notre JT 13h:

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