Tihange 2 et Doel 3: retour sur les évènements

Face à ces nouveaux résultats, Anne-Sophie Hugé, porte-parole d'Electrabel, commente : "Effectivement, face à ce résultat de tests qui n'était pas ce que nous attendions, nous allons reprendre des échantillons que nous allons de nouveau irradier pendant un mois pour simuler une irradiation de 40 ans et recommencer toute une batterie de tests".

Retour sur les événements précédents

Les réacteurs avaient déjà été arrêtés lorsque des microfissures avaient été repérées. Jan Bens, le directeur de l'agence fédérale de contrôle du nucléaire, avait donné son feu vert pour relancer les deux réacteurs.

Reportage à propos de la relance des réacteurs

 

Une décision qui avait provoquée de vives réactions de colères du coté des écologistes. Ceux-ci n'étaient d'ailleurs pas favorables à la nomination de Jans Bens.

Les verts parlaient alors "d'un signal catastrophique pour l'indépendance et la crédibilité de l'organe de contrôle nucléaire". Ils n'acceptaient pas non plus que l'ex-directeur de Doel soit chargé de trancher sur une question le concernant directement. "Le contrôlé devient donc le contrôleur", estimaient le parti écolo.

Mais le conflit entre les écologistes et Jan Bens ne s'est pas arrêté là. Selon le directeur de l'AFCN, les éoliennes présentent un plus grand risque que le nucléaire. "On est en train de remplir le port d'Anvers d'éoliennes, alors qu'il y a des industries chimiques juste à côté. Si un accident se produit, via un bris de pale, ce sera une guillotine. Et si elle transperce une conduite de chlore, c'est un problème d'un autre ordre que ce qui peut se passer à Doel. Les éoliennes sont plus dangereuses que les centrales nucléaires. Le secteur nucléaire est à un autre niveau de sécurisation".

Murielle Gerkens, députée fédérale écolo, réagissait à cette déclaration sur le plateau du journal télévisé.

Retour à la case départ donc avec le nouvel arrêt des réacteurs. La décision est le fruit d'Electrabel qui insiste sur le fait qu'il s'agit avant tout d'une mesure de précaution.

Un fait demeure néanmoins: le résultat de ces tests relance le débat sur la sécurité du nucléaire belge et met en cause la politique menée par l'agence fédérale de contrôle du nucléaire.

 

Sébastien Boyen (@SBoyen)

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