Thunder Power à Charleroi, c'est pour quand ?

L'optimisme était de mise fin 2018 lors de l'annonce officielle de l'arrivée de Thunder Power en Wallonie. A l'arrière plan, on reconnait le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette, et le ministre régional de l'Economie de l'époque, Pierre-Yves Jeholet.
L'optimisme était de mise fin 2018 lors de l'annonce officielle de l'arrivée de Thunder Power en Wallonie. A l'arrière plan, on reconnait le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette, et le ministre régional de l'Economie de l'époque, Pierre-Yves Jeholet. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Une mission économique est en cours actuellement en Chine, emmenée par la Princesse Astrid. Et ce mercredi, dans le cadre de cette visite officielle, le ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR) doit rencontrer les dirigeants de Thunder Power à Shanghai.

Il y a un peu plus d’un an, l’entreprise chinoise avait officialisé le choix de l’ancien site de Caterpillar, à Charleroi, pour construire sa future petite citadine électrique, la Chloé. Des centaines d’emplois sont à la clé, pour produire plusieurs dizaines de milliers de voitures chaque année: un fameux deal pour ce site en reconversion.

Mais depuis l’annonce, et malgré la promesse d’un investissement de l’ordre de 150 millions d’euros de la part de la Wallonie, rien ne semble bouger. Le projet Chloé serait-il au point mort? 

"C’est complexe, mais le dossier progresse et nous gardons beaucoup d’espoirs. Ma démarche ici, c’est donc de faire le point et de revalider les étapes futures", précise Willy Borsus, avant sa rencontre avec Thunder Power.

Autres motifs d’inquiétude : certains spécialistes du secteur doutent de la viabilité de Thunder Power, et craignent également un revirement stratégique de la Chine, misant désormais davantage sur l’hydrogène que sur l’électrique.

Pas encore de quoi, officiellement, doucher l’optimisme wallon.

"Je ne perçois pas de difficultés particulières, donc je reste résolument positif à ce stade, rassure Willy Borsus. Vous connaissez peut-être le dicton chinois qui dit que c’est le temps qui fait l’arbre. Du temps, il en faut effectivement pour permettre le déploiement de tels projets".

Le N°2 du Gouvernement régional prône donc la patience. Et il en faudra assurément, puisque la production des Chloé qui devait initialement débuter l’été prochain, sera quoiqu’il advienne reportée au minimum de plusieurs mois.

Archives : Journal télévisé 19/10/2018

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