Theo Francken sur les visas humanitaires: "Je ne suis pas un ami personnel de Melikan Kucam"

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Depuis la diffusion du reportage Pano sur la VRT mardi, le monde politique s'empare de l'affaire du trafic de visas humanitaires dans lequel serait impliqué Melikan Kucam (N-VA). Le conseiller communal de Malines a d'ailleurs été placé sous mandat d'arrêt jeudi pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et extorsion

Interviewé par nos collègues de la VRT, l'ancien secrétaire à l'Asile et à la Migration, a retracé le cours de l'histoire de cette affaire. "En octobre, j’ai entendu pour la première fois ce type de rumeurs via via via." À ce moment-là, il a indiqué à l'intéressé qu’il devait porter plainte.

C’était plutôt un membre très actif et qui prenait de très nombreuses photos.

"Fin octobre, c’était la première fois que j’ai entendu le nom [de Melikan Kucam]. J’ai dit à l’intéressé qu’il devait aller à la police, même si je ne trouve pas ça très crédible. Il n’y avait pas de preuves", ajoute-t-il.

En décembre, il a entendu de nouveau la même chose : "J’ai répété qu’il fallait aller à la police et c’est ce qu’il a fait, je n’avais donc pas besoin d’aller à la police."

"On peut toujours en parler après coup, je ne suis pas un ami personnel de Melikan Kucam. C’était plutôt un membre très actif et qui prenait de très nombreuses photos. Il avait peut-être un double agenda, l’enquête démontrera quel était son intention."

Il fait confiance à ses collaborateurs

Le 17 décembre, Theo Francken a rencontré l'une des membres de son ancien cabinet pour parler de cette affaire. "J’ai informé ma collaboratrice en charge des visas humanitaires. Je lui ai demandé : 'Penses-tu que c’est possible ?'".

Il fait confiance à ses collaborateurs : "Je suis certain qu’elle n’a pas demandé d’argent pour des visas humanitaires. Il faut toujours en partie faire confiance dans les gens, mais je n’ai aucune indication du contraire. Je lui ai parlé en décembre et cette semaine. Je défends mes collaborateurs jusqu’à ce que l’on prouve le contraire, c’est toujours ce que j’ai fait, que ce soit pour l’Office des étrangers ou pour FedAsil."

Selon Pieterjan Desmedt, journaliste VRT, l’Office des étrangers déclare que les Chrétiens de Syrie passent par Kucam devaient être contrôlés moins strictement que ceux qui venaient d’une ONG. Il demande à Theo Francken si c'est vrai. Mais l'interview s'est soudainement interrompue sans entendre la réponse de l'ex-secrétaire d'État.

Le journaliste de Terzake a ensuite publié un message sur Twitter: "Nous avons été surpris que l'interview se soit arrêtée. Dommage d'être interrompu à mi-chemin en raison d'une panne technique ! Une telle conversation se construit au fur et à mesure et il y avait encore des questions. Mais beaucoup plus d'émissions de #terzaketv sont à venir ! On fera mieux la prochaine fois !"

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