Theo Francken se défend de vouloir identifier les opposants soudanais

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) l'a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux: il a accueilli en Belgique une délégation du Soudan, une équipe appelée pour aider à identifier la centaine de migrants soudanais présents en ce moment dans les centres fermés.

Le Soudan est régulièrement cité pour les violations des droits de l'homme qui y sont commises. Dans l'opposition, le PS et Ecolo demandent que Theo Francken s'explique devant les députés.

Depuis New York où il se trouve à l'occasion de l'assemblée générale annuelle des Nations unies, le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration a réagi. Il estime ce procédé d'identification est nécessaire et n'est pas exceptionnel: "On le fait comme beaucoup d'autre pays européens, avec beaucoup de pays africains. Le faire avec le Soudan n'a rien d'exceptionnel, cela se fait presque chaque semaine. L'ambassadeur a dit qu'il allait envoyer une mission d'identification, ce sont trois fonctionnaires des Affaires intérieures du Soudan. Selon le screening fait par les services de renseignements belges, ce ne sont pas des agents secrets". Selon Theo Francken, il ne s'agit nullement d'identifier les opposants soudanais.

De son côté, le Premier ministre Charles Michel (MR) explique que, "dans le cadre diplomatique, on doit parler, dialoguer avec des personnes avec lesquelles on ne partage pas les mêmes opinions, les mêmes valeurs".

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