Theo Francken (N-VA) défend Charles Michel et fustige ses anciens partenaires de l'Open VLD et du CD&V

L'ex-secrétaire d'état à l'Asile et la migration a, comme beaucoup de ses collègues parlementaires, joué le jeu des interviews mardi soir à la Chambre. Le parlementaire N-VA estime que Charles Michel a "combattu" pour la défense du gouvernement. En revanche, il pointe du doigt le CD&V et l'OpenVLD, estimant que ce sont les partis flamands du gouvernement qui ont fait bloc pour aller coûte que coûte défendre le pacte sur les migrations de l'ONU à Marrakech.

"C’était très difficile", a commenté Théo Francken suite à l'annonce de la volonté de démission de Charles Michel. "J’ai vu un Premier ministre qui a défendu, combattu, pour faire tout pour défendre le gouvernement. J’ai beaucoup de respect pour le Premier ministre."

"Ils voulaient jeter la N-VA dehors"

Malgré ce grand respect dont témoigne l'ancien membre du gouvernement, la N-VA a claqué la porte il y a tout juste dix jours. En cause, un désaccord concernant le pacte sur les migrations de l'ONU dont la N-VA ne voulait pas, tandis que ses partenaires gouvernementaux tenaient à aller le défendre à Marrakech.

Si le Premier ministre n'a pas suivi l'avis des nationalistes flamands, c'est car "le CD&V et l’OpenVLD voulaient jeter la N-VA dehors", estime Theo Francken. "C’était très clair là-dessus dès le 31 octobre et nous avons voulu une abstention pour faire un compromis. Le Premier ministre a accepté mais le CD&V et l’Open VLD ne voulaient pas."

"Toutes les choses qui se sont déroulées depuis deux semaines … On ne peut pas jeter le parti le plus fort de la Belgique comme ça", conclut l'ex-secrétait d'Etat, avant de lever la main et d'effectuer un claquement de doigt d'anthologie.

Le MR dément

Confronté à cette interview de Theo Francken, enregistrée mardi dans la soirée, Olivier Chastel a fermement démenti les propos du membre de la N-VA. Le MR a-t-il été dans le sens de la N-VA ? "Absolument pas, répond le président du MR.


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"On a jusqu'au bout, voulu respecter la parole de la Belgique, parce que nous pensons que c'est un bon texte", assure-t-il à nouveau pour justifier la position du gouvernement.

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