Francken critique les réfugiés qui "préfèrent leur campement trop douillet"

Theo Francken critique les réfugiés qui "préfèrent leur campement de tentes"
Theo Francken critique les réfugiés qui "préfèrent leur campement de tentes" - © THIERRY ROGE - BELGA

Le nouveau centre d'accueil pour réfugiés, qui s'est ouvert ce lundi à Bruxelles, n'attire pas les foules. Seules quatorze personnes s'y sont rendues lundi soir pour y dormir alors qu'il y a 500 places disponibles.

Face à cette situation, la réponse du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration n'a pas traîné : 

Dans ce tweet, Theo Francken (N-VA) estime donc avoir offert aux réfugiés ce qu'il fallait mais "apparemment, ils préfèrent leur campement de tentes trop confortable. Les critiques s'arrêtent ici. Les excuses sont les bienvenues. Merci".

Et sur la VRT, il rajoutait: " Que voulez-vous que je fasse de plus ? Il faut leur offrir l'hôtel peut-être? "

Un pré-accueil très basique

Il faut dire que ce centre d'accueil n'est qu'un hébergement de nuit : "Les personnes se demandent ce qu'elles vont faire de leurs affaires en journée. Donc, hésitent à bouger. Deuxièmement les repas et les sanitaires, les douches, restent ici sur le camp. Donc, elles vont quand même continuer à circuler sur le camp pour les repas, pour avoir les kits, les vêtements et tout l'aide qui est offerte. Dès lors, elles doivent peut-être évaluer l'intérêt de disposer de cet hébergement ou de rester ici. Tant que les conditions météo ne sont pas trop défavorables, il est à penser que la plupart des personnes vont vouloir rester ici", a expliqué Laurence Bourguignon, codirectrice du Samusocial, dans le JT de 19h30 de la RTBF ce lundi.

Les réactions politiques n'ont pas tardé sur les réseaux sociaux, où plusieurs élus de l'opposition ont vertement critiqué la sortie du secrétaire d’État:

"Wouter De Vriendt avait averti hier des problèmes avec l'abri de nuit", écrit le député et chef de groupe Ecolo-Groen Kristof Calvo. "Des choses à faire au lieu mettre de l'huile sur le feu."

Le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, lui, interpelle le Premier ministre :

La réaction de Charles Michel

Du côté du Premier ministre, on ne souhaite pas commenter l'ironie adoptée par Theo Francken. Tout au plus redit-on que l'Etat, le gouvernement fédéral, par-delà les critiques précisément, fait ce qu'il peut et ce qu'il doit dans ce dossier des réfugiés.

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