Taxe sur la bière au menu de la rencontre entre E. Di Rupo et F. Hollande

La France est le premier marché d'exportation de nos bières. Si le prix du breuvage augmente encore, il risque de devenir un produit de luxe dans l'Hexagone.

Les français sont particulièrement friands de bière spéciales belges et ce sont celles qui risquent d'augmenter le plus car les accises varient en fonction du degré d'alcool de la bière et de la quantité produite.

Pour la brasserie Dubuisson, la France représente le premier marché à l'étranger avec des bières comme la Bush qui sont fortement alcoolisées. Pour son patron, Hugues Dubuisson, cette hausse des accises va faire très mal : "Nous estimons que le prix de notre bière en tout cas pour la partie des bières les plus alcoolisées, risque d'augmenter de 1 euro à 1,50 euro. On estime qu'on va passer effectivement en moyenne de 4 euros à 5,50 euros, ce qui est quand même très substantiel comme augmentation".

Trente pourcent des bières belges sont exportées vers la France. Les brasseurs mettent donc la pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il agisse. En représailles, ils proposent, par exemple, que l'on taxe davantage l'alcool français. Théo Vervloet, le président de la fédération des producteurs de bière belge : "Si ça va comme ça, on pourrait faire autre chose avec des produits français notamment les boissons alcoolisées et le vin mais le gouvernement belge ne sait rien faire légalement contre les collègues français".

Si cette loi passe, la France taxera dix fois plus la bière que le vin ou le champagne. Une discrimination que les brasseurs comptent dénoncer au niveau européen.

 

C.B. avec B. Carlier

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