Tax shelter : le MR veut "décorseter" le système pour soutenir les start-ups

Afin de mieux soutenir le financement des start-ups et des scale-ups, ces jeunes entreprises en croissance, le président du MR Georges-Louis Bouchez et le secrétaire d’Etat à la digitalisation Mathieu Michel ont plaidé, jeudi, pour que le mécanisme du tax shelter soit décorseté.

"Nous devons tout faire pour créer un cadre favorable pour ces entreprises" en simplifiant les contraintes administratives et en soutenant leur financement, a d’emblée rappelé Mathieu Michel en marge de la tournée des start-ups belges initiée par les libéraux.

Dans ce cadre, le mécanisme de tax shelter – cet incitant fiscal approuvé par le fédéral en 2015 afin d’encourager le financement des nouvelles activités – devrait être décorseté, avec notamment un doublement du capital autorisé – de 100.000 à 200.000 euros – et une révision des conditions qui y sont associées.

"Le principal défaut du tax shelter actuellement, c’est qu’après l’investissement de base, on se retrouve bloqué à cause des plafonds fixés et des différentes conditions imposées, dont le fait que le mécanisme ne concerne que les entreprises qui ont moins de 4 ans. Nous plaidons pour un mécanisme qui permettrait un 2e, un 3e ou un 4e tour d’investissement privé, au-delà des 4 premières années", a de son côté expliqué Georges-Louis Bouchez.


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"Nous pensons également qu’il serait opportun d’avoir une déductibilité fiscale différente selon que l’on investit dans des start-ups ou dans des scale-ups pour lesquelles la réduction d’impôt pourrait passer de 25 à 50%", a-t-il ajouté en appelant enfin à ce que le mécanisme du tax shelter s’ouvre à d’autres acteurs du numérique "comme les youtubeurs qui sont aussi des acteurs économiques".

La Belgique est extrêmement en retard en matière de numérisation

"Ce sont des points que nous allons défendre dans le cadre du plan de relance", a poursuivi le président du MR selon qui, par ailleurs, "la Belgique est extrêmement en retard en matière de numérisation". "La crise doit nous donner l’opportunité de rattraper ce retard", ce qui passe aussi par "le développement de mécanismes encourageant la numérisation des entreprises qui ont déjà pignon sur rue".

"Nous ne pouvons pas rater ce virage", a conclu Georges-Louis Bouchez.

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