Syrie: P. Piccinin, l'enseignant belge porté disparu a donné signe de vie

Cet enseignant de l'athénée Jean Rostand à Philippeville disparu en Syrie depuis le mois d'avril a eu une brève conversation avec ses parents, qui habitent Gembloux, vers 15h45. Le journaliste italien de La Stampa, Domenico Quirico, qui se trouvait avec Pierre Piccinin, a également pu joindre sa famille en Italie pour la rassurer. La nouvelle devait rester confidentielle tant que les deux hommes n'ont pas été rapatriés, écrit Le Soir, mais la ministre italienne des Affaires étrangères Emma Bonino a lâché l'information vers 20 heures.

Les supputations les plus pessimistes s'étaient multipliées depuis le dernier signe de vie que l'enseignant avait donné, via Skype, le 17 avril.

Les Affaires étrangères ont confirmé jeudi le contact qu'a eu Pierre Piccinin avec sa famille. Le porte-parole du département n'a pas voulu donner d'autre précision.

"Il (Piccinin) a eu un contact téléphonique avec sa famille", a indiqué le porte-parole, Michel Malherbe. "Sur cette base, nous suivons sa situation". Le contact a eu lieu avec la famille et non avec les autorités belges. Le département des Affaires étrangères s'est montré discret tant sur la teneur de l'entretien que la localisation de Pierre Piccinin. "Nous savons certaines choses mais nous avons choisi de ne pas les exprimer", a ajouté Michel Malherbe.

L'historien et politologue de formation effectuait son septième voyage en Syrie depuis le début du soulèvement populaire début 2011. Pierre Piccinin avait été dans un premier temps relativement sceptique quant à la rébellion syrienne et défendait des thèses proches de celles du régime de Bachar al-Assad. Cependant, il avait été enlevé et torturé aux côtés de rebelles pendant six jours lors de son troisième séjour en Syrie en mai 2012. Il avait alors pris la défense du soulèvement populaire contre le régime baasiste.

Avec Belga

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