Syrie: les preneurs d'otages des journalistes français étaient-ils belges?

"On n'a aucune certitude sur le fait que certains Belges auraient été geôliers des otages revenus de Syrie", commente le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. "La seule chose qui est certaine est que certains de leurs geôliers parlaient français, et on sait que notamment des Belges, mais aussi des Français, des Tunisiens, sont présents dans cette armée islamique de l'Irak et du Levant qui est un des groupes les plus extrémistes. Mais à ce jour, il n'y a pas de certitudes. Il y a un certain nombre de Belges qui se trouvent dans ce groupe extrémiste".

Selon l'estimation de la Task Force Syrie, établie au sein du cabinet du SPF Intérieur, et des autorités judiciaires, ce sont au total 250 Belges qui se sont rendus en Syrie pour combattre. Il n'y a pas eu d'augmentation des départs ces derniers mois, assurent-elles, précisant que tous les cas ne sont toutefois pas connus.

"J'ai pris contact avec les autorités françaises, avec mon homologue Laurent Fabius, pour examiner comment on peut échanger de l'information et tenter d'identifier les personnes qui étaient parmi les preneurs d'otages", ajoute Didier Reynders.

Chaque ressortissant revenu en Belgique doit être interrogé et placé sous surveillance. Une quinzaine de djihadistes, suspectés d'avoir combattu avec les groupes les plus radicaux, ont été mis en détention préventive. Six juges antiterroristes sont actifs sur ce dossier au sein du Parquet fédéral tandis que la Task Force Syrie coordonne le travail de sur­veillance fait par la police judiciaire, les po­lices locales, les services de renseignement, le Centre de crise et l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam).


RTBF, avec agences

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