Survol de Bruxelles: "Les jobs de centaines de travailleurs sont en danger à Brussels Airport"

La Flandre et Brussels Airport affirment que si la région Bruxelloise applique sa politique de tolérance zéro en matière de dépassements des normes de bruit la semaine prochaine, cela représenterait une sérieuse menace pour l'emploi à l'aéroport. Des compagnies aériennes choisiraient en effet, selon eux, de quitter Zaventem plutôt que de payer les amendes.

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées dès 8h00 sur la place des Martyrs, devant le cabinet du ministre-président flamand, Geert Bourgeois. La délégation lui a remis 18 350 signatures et marques de soutien. Les manifestants se sont ensuite rendus devant le cabinet du ministre-président flamand Geert Bourgeois, puis devant celui de son homologue bruxellois Rudi Vervoort et enfin au cabinet du Premier ministre Charles Michel. 

Des jobs de travailleurs néerlandophones et francophones sont en danger

Les syndicats, organisations sectorielles, employeurs et représentants du réseau d'entreprises flamand Voka ont expliqué la nécessité de parvenir rapidement à un accord relatif aux nuisances sonores provoquées par le survol de Bruxelles.

Kurt Callaerts, de la CSC Transcom, explique ses préoccupations: "Nous sommes très inquiets car à cause de tous les jeux politiques en cours, les jobs de centaines de travailleurs à l'aéroport national sont en danger. Ce sont des jobs de néerlandophones, de francophones. Bref, de toutes les régions du pays". 

Il ajoute: "Il faut trouver un bon équilibre entre l'économie et les habitants. C'est très important car l'économie, ça signifie également l'emploi. Il y a des exemples d'autres aéroport qui fonctionnent bien. Par exemple, le gouvernement wallon a fait du bon travail pour l'aéroport de Liège. Il a su établir un cadre afin d'assurer le bon fonctionnement de l'aéroport. Nous avons également besoin de ça à Brussels Airport".  

Fini les avions au dessus de la capitale?

Geert Bourgeois leur a réitéré son intention de déclencher une deuxième procédure en conflit d'intérêts face à la "tolérance zéro" du gouvernement bruxellois, qui risque d'entraîner des astreintes en cas de dépassement des normes de bruit.

La Région bruxelloise se dit prête à renoncer à sa politique de la tolérance zéro, pour peu que le gouvernement fédéral accepte plusieurs conditions liées au survol de Bruxelles. Rudi Vervoort a en effet explicité sa proposition de jeudi de suspendre immédiatement la perception des amendes pour autant que le fédéral accepte - notamment - de supprimer tous les vols sur la route du Canal et ceux entre entre 6h et 7h du matin pour le virage à gauche. 

Des conditions qu'en Flandre, le ministre des Transports résume ainsi: fini les avions au dessus de la capitale. Chose inacceptable pour lui, naturellement.

Le ministre fédéral des Transports, François Bellot, a été nommé médiateur dans ce dossier. Il analysera les propositions bruxelloises ce week-end et tentera de déminer ce dossier avant un nouveau comité de concertation ce lundi. Il avertit néanmoins déjà: il faut être attentif à ne pas déplacer le problème, soit sur une autre région comme la Flandre, soit sur les compagnies mises à l'amende.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK