Survol de Bruxelles: la "Suédoise" opte pour le moratoire... et un peu plus

On savait que le MR était favorable à un moratoire, un retour à la situation avant le 6 février 2014, pour ce qui concerne le survol de Bruxelles. Ce jour-là, les avions ont commencé à suivre la route "virage large à gauche", survolant les communes bruxelloises d'Ixelles, d'Etterbeek, d'Auderghem, de Watermael-Boistfort, etc., alors que les gros porteurs se sont massivement retrouvés sur la route dite "du Canal", survolant ainsi un bout de Schaerbeek, Molenbeek, Anderlecht, Forest. 

Le 31 juillet dernier, le tribunal de Première instance de Bruxelles exigeait, par ordonnance, la fin de l'utilisation de ces routes. Un moratoire, que le prochain gouvernement va appliquer. Mais on apprend également dans l'accord que "Les routes qui ont été mises en service le 9 janvier 2014 et le 6 mars 2014, seront évaluées et, si nécessaire, modifiées, dans le cadre d’une solution acceptable." Tout ceci, visiblement, pour tout "remettre à plat", afin de trouver une solution "structurelle et définitive". On apprend que "les accords aéroportuaires qui avaient été confirmés par les conseils des ministres du 19 décembre 2008 et du 26 février 2010, constitueront le point de départ de la politique visant à lutter contre les nuisances sonores autour de l’aéroport de Bruxelles-National, en particulier dans les zones à forte densité de population. D’autres pistes seront cependant examinées, en concertation avec les opérateurs et en respectant le développement économique, notamment par rapport aux investissements dans l’infrastructure aéroportuaire ou la modification des activités nocturnes visant à réduire les nuisances sonores."

Bientôt, une loi

On relève aussi qu'il est à nouveau question de la mise sur pied d'une autorité indépendante : "En concertation avec les Régions, le gouvernement veillera en outre à la création d’une autorité indépendante de contrôle des nuisances sonores autour de l’aéroport de Bruxelles-National, créée au départ de la direction générale transport aérien (DGTA)."

Notons que le gouvernement veut utiliser l'outil législative à l'avenir : "L’usage préférentiel des pistes et les normes de vent, qui font intégralement partie de ces accords, seront maintenus et appliqués. Ces deux éléments seront ancrés dans une loi sur les procédures de vol. Cette même loi reprendra les procédures de modification des routes. Chaque procédure de création et de modification éventuelle d’une route aérienne devra être soumise au conseil des ministres après des études d’impact sérieuses (en termes de sécurité, capacité et environnement) et après consultation de la population".

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Himad Messoudi

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