Survol de Bruxelles: ce que dit l'accord de gouvernement

Survol de Bruxelles: ce que dit l'accord de gouvernement
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Depuis le règlement de BHV, c'est certainement le problème le plus insoluble de la lasagne politico-institutionnelle belge : le survol de Bruxelles. Le gouvernement "estime que la qualité de vie et la quiétude des Bruxellois est un enjeu prioritaire qui touche à leur santé. Il soutient que les activités et les infrastructures (notamment les pistes) de l’aéroport de Bruxelles-National doivent être adaptées à la proximité de la Région de Bruxelles-Capitale et de ses zones densément peuplées." Mais, bien évidemment, le gouvernement bruxellois n'a guère la main sur un aéroport situé en Flandre : "Le Gouvernement est conscient de la nécessité de traiter la problématique du survol dans un esprit constructif de concertation et de partenariat avec les autres niveaux de pouvoir et les associations de riverains. Il continuera donc à plaider, dans les lieux de concertation prévus, pour un cadre stable et équilibré ainsi que pour des procédures de vol objectives et transparentes." Suit une séries de priorités que les Bruxellois iront défendre face à l'échelon fédéral : l’évitement des zones les plus densément peuplées, la création d’un organisme public indépendant de contrôle des nuisances sonores, "la modification des horaires de l’aéroport pour étendre, sur Bruxelles, la nuit de 22h à 7h ainsi que l’instauration d’une limite du tonnage des avions autorisés à survoler le territoire bruxellois", la réalisation d’une étude épidémiologique afin d’analyser de manière scientifique l’impact réel du survol sur la santé des habitants et la création d’un fonds d’indemnisation en vue de fournir des solutions d’isolation des bâtiments survolés. Par ailleurs, le gouvernement "réfléchira à l’opportunité d’instaurer un régime de perception directe pour les amendes liées aux infractions environnementales, de manière à en faciliter la gestion et le traitement d’une part, et à les rendre plus effectives, via une plus grande rapidité de traitement, d’autre part."

Bientôt un cadastre du bruit

La nouvelle équipe gouvernementale rappelle que l'arrêté relatif au bruit généré par le trafic aérien (dit "arrêté Gosuin") est "la seule arme juridique de défense des Bruxellois. Le Gouvernement continuera à agir par toute voie de droit pour garantir son respect plein et entier ainsi que sa non-remise en cause." Le gouvernement annonce également que, vu la politique de dispersion mise en oeuvre actuellement, "le réseau de sonomètres sera étendu pour couvrir l’ensemble des routes aériennes au-dessus du territoire régional et un cadastre du bruit sera établi."

Au final, les associations de riverains et les personnes survolées par les avions provenant de Zaventem pourraient être déçus par ce texte.

Extraits de notre JT 19h30:

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