Surpopulation carcérale en Belgique: une histoire sans fin

Prison de Forest: mercredi, en Belgique, il y avait 11 481 détenus, pour 9388 places.
Prison de Forest: mercredi, en Belgique, il y avait 11 481 détenus, pour 9388 places. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le sujet est récurrent, mais les choses ne s'arrangent pas. Le quotidien Le Soir évoque un record de surpopulation et il s'agit à tout le moins d'une "année record". En mai et juin les chiffres ont explosé. Depuis, la situation globale s'est un peu tassée, mais avec 11 481 détenus, les prisons belges comptent toujours 2093 détenus de trop par rapport à leur capacité.

Traditionnellement, la surpopulation carcérale chute en été, période de vacances judiciaires. Et selon l'administration pénitentiaire, il y a bien eu une diminution de 400 détenus depuis le mois de juin.

Mais sur le terrain, règne plutôt le sentiment que la surpopulation a moins chuté que les autres années. Et c'est inquiétant pour les mois à venir. Car les conséquences sont connues.

Un agenda électoral peu propice aux prisons

Pour désengorger les prisons, il faudrait moins enfermer, et l’on voit mal les décideurs politiques prendre des mesures aussi impopulaires à l'approche des élections à presque tous les niveaux de pouvoir que connaîtra le pays en 2014.

Du côté des mesures déjà prises figure la construction de quatre établissements pénitentiaires: les trois prisons de Marche en Famenne, Leuze en Hainaut et Haren à Bruxelles et un centre de détention psychiatrique à Gand. Ensemble, ils devraient ouvrir un peu moins de 1200 nouvelles places de détention dans les mois qui viennent.

Mais déjà, on apprend de plusieurs sources que la prison de Marche, qui accueillera ses premiers détenus le 2 novembre, recevra une quarantaine de détenus de plus que ce que prévoit sa capacité, de 312 places.

RTBF

 

 

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