Coronavirus en Belgique ce 19 janvier : "Les variants étrangers ne sont ni plus dangereux, ni moins dangereux"

Comme d’accoutumée les mardi et vendredi, le centre de crise interfédéral de lutte contre le coronavirus a tenu une conférence de presse pour faire le point sur l’évolution de la maladie dans notre pays.

Entre le 9 et le 15 janvier, 2017 cas de Covid-19 ont ainsi été dépistés en moyenne par jour, ce qui constitue une légère diminution de 2%Bonne nouvelle donc, l’effet "congé" a été plus fort que l’effet "fêtes" et "retour de voyages" puisque nous étions avant les fêtes à un niveau de 2500 contaminations par jour en moyenne.

"Depuis fin novembre, nous sommes dans un plateau qui oscille entre 2000 et 3000 contaminations par jour. C’est mieux que dans nos pays voisins, mais c’est un équilibre fragile", détaille Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral. Mais selon lui, l’impact sur les soins de santé est "toujours trop élevé actuellement".

Lien entre la mobilité et les contaminations

"On a pu constater qu’avec la reprise scolaire et du travail, la mobilité a de nouveau augmenté. Les chiffres de la mobilité sont de nouveau les mêmes que ceux que nous avions en décembre, avant les congés" ajoute Yves Van Laethem. "Or, il y a un lien entre la mobilité et le taux de contamination. Nous nous attendons donc à avoir un peu plus de cas dans ce contexte. C’est une raison de plus pour souligner l’importance du télétravail."

Les enfants touchés

"La campagne de vaccination a déjà permis de vacciner plus de 100.000 personnes notamment dans les maisons de repos." Un signe donc que le nombre de cas va diminuer dans ce public.


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Mais une autre tranche d’âge est fortement touchée. "Chez les enfants de moins de 10 ans, une augmentation de 27% des contaminations est remarquée. C’est principalement marqué en Flandre."

"Les variants ne sont ni plus dangereux, ni moins dangereux"

On le sait, des foyers de contamination à des variants étrangers sont apparus en Belgique. Selon Yves Van Laethem, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. "Globalement l’évolution des foyers épidémiques dans le pays est toujours favorable. La taille de ces foyers diminue légèrement. Dans les écoles, on note moins de foyers lors de cette première semaine de reprise après les vacances de Noël, par rapport à la première semaine de reprise après les vacances de Toussaint."


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Toujours selon lui, "la KUL a recensé 91 variants britanniques et 7 Sud-Africains. Ça va encore augmenter. Mais ce chiffre est biaisé parce que les recherches se font lorsqu’on a des doutes, mais pas systématiquement. On va donc mettre en place un système de représentation des souches pour obtenir une image plus complète de l’évolution des variants dans le pays."

L’infectiologue retient également que ces variants sont 40% plus contagieux, mais pas plus dangereux. "On a les mêmes symptômes et la maladie n’est ni plus grave, ni moins grave. Les mesures barrières restent donc parfaitement valables et ne doivent pas changer : tenir la distance, limiter les contacts, porter le masque adéquatement, ventiler les espaces clos, respecter la quarantaine, se faire tester lors de l’apparition de symptômes,…"

Plus de 100.000 personnes vaccinées

Ce mardi, Dirk Ramaekers, président de la Taskforce vaccination est également venu faire le point sur l’évolution de la vaccination. "Dans les maisons de repos, ça se poursuit sans relâche avec le vaccin Pfizer. Hier, les premiers vaccinés ont reçu leur seconde injection. La vaccination du personnel soignant a également débuté. Nous commençons par les services covid, les soins intensifs et ainsi que les urgences."

Notons également que le vaccin Moderna sera injecté pour la première fois cette semaine.

Le tour de la population

Après le personnel soignant, ce sera au tour de la population de commencer à recevoir le vaccin. "La publication des localisations des centres de vaccination à grande échelle permet de commencer la seconde étape. La phase 1B touchera les personnes de 65 ans et plus par ordre d’âge décroissant, ainsi que les personnes atteintes de maladies chroniques."

Quel masque porter ?

En fin de conférence, le porte-parole interfédéral est revenu sur l’importance du port du masque, ainsi que de leur bonne utilisation. "Rien ne sert d’employer trop peu ou mal un outil théoriquement plus efficace. Premièrement, les masques en tissus doivent être lavés. Il faut également préférer ceux qui ont une double couche, et si possible, la possibilité de mettre un filtre."


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Yves Van Laethem rappelle également que les masques chirurgicaux doivent être changés toutes les 4 heures.

"Il est important de le porter dans tout endroit où le fameux mètre 50 ne peut pas être respecté. Dans un emploi adéquat, la diminution de l’impact peut être aussi importante qu’elle ne le serait avec des masques plus complexes à porter, qui n’auraient sur le terrain pas un impact significatif."

Existerait-il un variant belge ?

Face à l’apparition de différents variants étrangers, certains s’inquiètent quant à la possibilité d’en voir un "belge". Mais selon Yves Van Laethem, ça n’a pas encore été le cas. "La Belgique a connu un pic extrêmement important à l’automne. Le service de surveillance n’était pas encore aussi bon qu’il l’est maintenant et qu’il le sera à l’avenir. Si on se réfère aux données de la KUL, il n’y a pas eu un variant Belge particulier. Il y a eu différents petits variants, qui ne sont pas significativement autres que ceux qui étaient en Europe au même moment. Nous n’avons donc pas de donnés de penser qu’un variant majeur soit né en Belgique."

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