Négociations fédérales: les partis politiques ont défilé au Palais

Dans un contexte de négociations très difficile pour former un gouvernement fédéral, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) était reçue par le Roi au Palais à 9h30. Elle est repartie peu après 10h, et a été suivie par la représentante des libéraux flamands, la présidente de l’Open-Vld Gwendolyn Rutten. Cette dernière a passé un peu plus d'une heure au Palais avant de quitter les lieux à 11h15. Ni elle ni Sophie Wilmès n'ont donné de commentaires. A 11h30, c'est au tour de John Crombez, le président du sp.a, d'être reçu.

A son arrivée, John Crombez a témoigné d'un "ras-le-bol" : "On en a un peu marre de constater que ceux qui ont les sièges n'avancent pas. Je préférerais que ça aille plus vite, et qu’on trouve une solution pour gouverner ce pays. J’en ai marre des communications qui sont plutôt électorales, et qui ne visent pas vraiment la recherche d’une solution". Il dit vouloir éviter un retour aux urnes.

Mardi après-midi, le ballet de consultations se poursuit avec le CD&V, Groen et Ecolo. A 13h30, Koen Geens (CD&V) a franchi le seuil du Palais. Il en est ressorti 45 minutes plus tard. Meryem Almaci (Groen) a fait son entrée à 14h30, et est repartie après 30 minutes. Le duo Ecolo est la dernière entrevue de la journée.

Les écologistes avaient refusé l’été dernier de se mettre autour de la table aux côtés de la N-VA. Alors l’échec de la mission de rapprochement entre le PS et la N-VA signifie-t-il le retour dans le jeu des écologistes ? "La situation est très compliquée", a répondu Jean-Marc Nollet, invité sur le plateau de La Première.  "Certains partis posent plus de problèmes que d’autres et on est proche de l’impasse. Pendant plusieurs mois, la piste d’un rapprochement entre le PS et la N-VA a été testée. De là où je suis, je ne vois pas beaucoup d’avancées".

Et pour avancer, les Verts sont visiblement prêt à monter dans le gouvernement: "Nous ne revendiquons pas d’être absolument autour de la table, voire dans un gouvernement. Mais nous savons prendre nos responsabilités. Nous l’avons montré à Bruxelles en Wallonie. Reste la question fédérale. Notre option, c’est d’être disponibles pour tous ceux qui veulent donner un avenir fédéral à la Belgique". Et d’ajouter: "L’arc en ciel fonctionne en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles et a déjà fonctionné par le passé au fédéral". Pour Jean-Marc Nollet, ouvrir les discussions à d'autres partis comme DéFi ou le CDH pourrait aussi être une option. Le co-président des Verts francophones conclut par cette phrase: "Que ceux qui veulent donner un avenir à se pays se lèvent et se montrent disponibles". 

Le Roi avait rencontré lundi les préformateurs PS et N-VA, Rudy Demotte et Geert Bourgeois, qui lui ont demandé d’être déchargé de leur mission. Le Roi a mis en délibéré sa décision relative à la mission des deux préformateurs.  Le chef de l’Etat avait ensuite reçu le président du PS, Paul Magnette, puis son homologue de la N-VA, Bart De Wever.

Le président socialiste a une fois de plus affirmé son refus de négocier avec les nationalistes flamands. Dans l'impasse, cette situation pourrait-elle aboutir à de nouvelles élections? En tout cas, le chef du groupe PS à la Chambre Ahmed Laaouej a affirmé mardi sur La Première que c'était une option qui n'était pas exclue. 


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