Suite de l'expulsion au Gesù: le relogement de 112 personnes en suspens

Une solution d'urgence avait été trouvée pour certains d'entre eux au SAMU social. Hier soir, une réunion avait lieu entre les accompagnateurs du Gesù, plusieurs dizaines d'anciens occupants ont assisté à cette réunion.

"Le SAMU ce n'est pas une solution, allez dormir une soirée là-bas et vous verrez comment ça se passe" explique une ancienne occupante de l'église. Un homme poursuit : "On ne nous a rien proposé pour le moment. Cela fait 26 jours et il n'y a aucune proposition, aucune solution, jusqu'à quand on va attendre?"

Ils ne sont pas tous logés à la même enseigne, par contre tous craignent pour leur avenir.

Selon un décompte des associations sur les 200 occupants du Gesù, 84 personnes ont été relogées ou vont l'être soit par la commune de Saint-Josse soit par la régions. 112 par contre n'ont pas pu être relogées. Elles dorment au Samu social, chez des amis ou dans la rues. "Qu'est-ce qui va se passer demain? On sera jusque demain au SAMU social et après ils nous diront prenez vos bagages et partez" craint cette femme.

L'avocat Georges-Henri Beauthier ne décolère pas "c'est pour nous un constat terrible. Non seulement d'échec de ce que la région bruxelloise n'est pas capable de faire au niveau des logements et des communes d'accepter que ceux qui sont sans logis soient au moins couvert d'un toit l'hiver, mais c'est aussi terrible de voir les démarches qu'on fait. Il y a un tel formalisme administratif qu'il impossible pour finir d'occuper des logements qui sont sociaux, qui sont vides et qui pourraient être utiliser pendant l'hiver."

Après la réunions, plusieurs anciens occupants et des membres d'associations ont été au conseil communal de Saint-Josse. Le premier depuis l'expulsion.
Le bourgmestre Emir Kir a été interpellé par plusieurs membres de l'opposition concernant cette expulsion. Il a notamment essayé d'expliquer, qu'il n'avait pas eu le choix, que c'était la situation difficile à l'intérieur du Gesù qui avait dicté sa décision et que cela illustrait une fois de plus le problème du logement dans toute la région des explications qui n'ont ni convaincu l'opposition, ni les anciens occupants.

Geoffroy Fabré

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK