Suicide de Maëlle : une peine de prestation éducative de 120h pour le principal suspect

Le jeune homme de 16 ans, principal suspect lié au suicide de la jeune Maëlle, a été condamné à une peine de prestation éducative de 120 heures et/ou d’intérêt général devant le tribunal de la jeunesse de Charleroi, a indiqué lundi Maître Huet, confirmant une information de la DH.


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Maëlle, 14 ans, scolarisée au sein de l’école Saint-Joseph Notre-Dame de Jumet (Charleroi), s’est suicidée le 31 janvier 2020 à la suite de faits de harcèlement scolaire et de la diffusion sur les réseaux sociaux d’images et de vidéos à caractère sexuel.

Quatre jeunes mineurs sont poursuivis devant le tribunal de la jeunesse dans cette affaire. Ils comparaissent séparément.

Le 18 mars dernier, une première mineure de 14 ans a été condamnée à effectuer une prestation éducative de 75 heures.

Le mineur écope d’une peine de prestation éducative de 120 heures et/ou d’intérêt général, ce qui était attendu.

Celui qui est considéré comme le principal instigateur du harcèlement de Maëlle, âgé de 16 ans, a reconnu être à l’origine de la diffusion d’une vidéo de la jeune victime nue "pour se venger". Le jeune homme a comparu le 17 mai dernier devant le tribunal de la jeunesse. Me Virginie Luise, à la défense, a plaidé une peine de prestation éducative.

Le jugement, initialement prévu pour le lundi 21 juin en matinée, a été prononcé la semaine dernière. "Le mineur écope d’une peine de prestation éducative de 120 heures et/ou d’intérêt général, ce qui était attendu. Le tribunal a également ordonné une concertation restauratrice en groupe, avec le mineur, les parents et l’école, sans que cela soit discuté avec mon client", a souligné Maître Pierre Huet, partie civile et avocat du père de Maëlle.

Lutter contre le cyberharcèlement

Maître Pierre Huet avait rappelé le but principal de ces procédures judiciaires. "L’objectif essentiel demeure le combat contre le cyberharcèlement et le harcèlement scolaire. Il faut ouvrir les yeux des parents et des enseignants sur ce qui se passe sur la toile, sans qu’ils le sachent, et qui cause au mieux un mal-être pour beaucoup d’adolescents et au pire un suicide."


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La partie civile songe à faire appel de la décision. "C’est envisagé et ce sera probablement effectué dans les prochains jours. Nous n’avons pas donné la parole aux parents, ni même aux avocats. Le jugement a également été prononcé avant la date prévue, sans la présence des parents. Ce qui est très très étonnant."

Les deux autres mineurs, également poursuivis mais qui sont moins impliqués dans le dossier, comparaîtront le 25 juin et le 10 décembre prochains.

Sujet du 18 mars :

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