Successeur du F-16: la candidature du Rafale jamais étudiée de près par la Belgique

Le document complet du Rafale, de plus de 3000 pages, n'a jamais été formellement déposé en Belgique.
Le document complet du Rafale, de plus de 3000 pages, n'a jamais été formellement déposé en Belgique. - © NICOLAS TUCAT - AFP

L'offre française de partenariat stratégique pour le remplacement des chasseurs-bombardiers F-16 par des appareils Rafale n'a jamais été étudiée en détail par la Belgique, alors que le dossier complet n'a jamais été réceptionné par des cabinets belges, en dehors de la Défense, rapporte L'Echo ce jeudi.

Les autorités ne sont même pas en possession de l'offre complète

La proposition française n'a jusqu'à présent pas été examinée en détail par la Belgique, dont les autorités ne sont même pas en possession de l'offre complète, a appris le quotidien économique auprès d'une source proche du dossier.

Le document complet, qui fait plus de 3000 pages, n'a jamais été formellement déposé en Belgique. À l'exception de la Défense, aucun cabinet belge, pas même au niveau du Premier ministre ou des Affaires étrangères, n'a été autorisé à réceptionner le volumineux dossier ou recevoir des représentants de l'Hexagone.

La Défense est tenue de travailler dans le seul cadre de l'appel d'offres

La Défense est tenue de travailler dans le seul cadre de l'appel d'offres en l'absence de décision politique du gouvernement remettant cette procédure en cause. Or La France n'a pas respecté cet appel en proposant par lettre adressée au ministre belge de la Défense Vandeput un "partenariat stratégique".

Une éventuelle participation au programme de Système de combat aérien du futur

L'offre contient toutefois des éléments intéressants, comme une éventuelle participation au programme de Système de combat aérien du futur (Scaf) franco-allemand, ou encore, selon les informations de L'Echo, une période très courte (sur moins de trois ans) pour la livraison des 34 appareils, quel que soit le moment où le contrat serait signé.

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