Steven Vanackere : "Maintenant on peut avancer pour l'union bancaire"

Steven Vanackere
Steven Vanackere - © BELGA PHOTO KURT DESPLENTER

L'accord sur la supervision unique des banques de la zone euro constitue "une pierre essentielle à l'édification d'un système européen de solidarité", a affirmé jeudi le ministre des Finances Steven Vanackere.

"Maintenant, on peut avancer dans la construction d'une union bancaire", a ajouté le vice-Premier ministre CD&V sur les ondes de la VRT, se réjouissant de cet accord unanime trouvé à l'aube à Bruxelles au terme d'un marathon de 14 heures.

Dès mars 2014, la Banque centrale européenne (BCE), chargée de mettre en place cette supervision commune, pourra surveiller les banques dépassant les 20 milliards d'euros d'actifs ainsi que celles représentant plus de 20% du produit intérieur brut (PIB).

Parmi les banques concernées en Belgique, BNP Paribas Fortis serait recensée comme française, au contraire de la KBC, Belfius, voire Argenta, Axa et ING, a relevé Steven Vanackere.

La BCE va "canaliser" les contrôles, qui étaient par le passé réalisés différemment dans plusieurs pays ; "le contrôle sera réalisé de manière uniforme dans toute la zone euro", résume le grand argentier.

Selon lui, le débat a moins porté sur les différences de point de vue entre la France et l'Allemagne que sur celles entre pays de la zone euro et pays extérieurs à celle-ci, ainsi qu'entre les pays qui contribueront au système et ceux qui devront probablement compter sur des subsides, comme l'Espagne.

Pour Febelfin, la coupole du secteur financier belge, l'accord est de nature à rendre confiance au secteur bancaire européen et à aider les marchés financiers à se stabiliser.

Michel Vermaercke, administrateur délégué de Febelfin, souligne les efforts réalisés ces dernières années par les banques belges pour rebâtir la confiance.

"Elles ont renforcé de 20% leurs fonds propres ces quatre à cinq dernières années, réduit de 40% l'effet de levier - le rapport entre les fonds propres et les fonds de tiers -, fortement abaissé leur exposition à l'étranger et elles ont investi ces dernières années 80 milliards d'euros dans l'économie belge", a plaidé Michel Vermaercke sur la VRT radio.


Belga

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