Statut unique et fins de carrière: le Groupe des 10 a finalisé son accord

Le Groupe des 10 s'est réuni mercredi
Le Groupe des 10 s'est réuni mercredi - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Un accord a été finalisé ce jeudi entre patrons et syndicats sur le dossier ouvriers-employés et sur les fins de carrière (crédit-temps et prépensions). Le texte de cet accord a été transmis dans la foulée au gouvernement.

Mercredi soir, un préaccord avait été dégagé au sein du Groupe des 10, il a donc été entériné depuis par les différentes instances des interlocuteurs sociaux.

Le gouvernement avait décidé de relever l’âge de la prépension, y compris pour les métiers lourds. Il avait aussi décidé de supprimer les crédits-temps de fin de carrière. L’accord des interlocuteurs sociaux permet désormais aux secteurs d’y déroger, moyennant des conventions à négocier entre patrons et syndicats tous les deux ans.

Statut unique

Sur le dossier de l'harmonisation des statuts des ouvriers et des employés, les fédérations patronales obtiennent bien toute une série de compensations, financières notamment. Par exemple, une contribution de l'Onem pour le payement des préavis, ou encore une compensation financière pour les entreprises, compensation à la suppression du jour de carence, soit 80 millions d'euros.

Du côté syndical on se réjouit des avancées sur les dossiers des crédit-temps et des fins de carrière. Le gouvernement avait déjà accepté de retarder l'entrée en vigueur de ces mesures, des périodes transitoires étaient aussi prévues.

L'accord entériné ce jeudi matin va plus loin : il permet désormais de déroger aux mesures du gouvernement sur l’âge des différentes prépensions et sur les crédits-temps en fin de carrière, de manière transitoire moyennant des conventions cadre et des conventions collectives de travail par secteur qui devront être renouvelées tous les deux ans.

Reprendre la main

Les syndicats se réjouissent que ces matières, qui relèvent de la concertation entre patrons et syndicats, reviennent entre leurs mains. Ils espèrent aussi reprendre aussi la main de la négociation avec les patrons sur la question des salaires, ou de la répartition de l'enveloppe bien-être.

Leurs discussions se poursuivront lundi autour du rapport technique du Conseil central de l'économie, qui doit fixer la marge d'augmentation salariale possible pour les 2 années qui viennent. On sait déjà que le handicap cumulé depuis 1996 par rapport à nos 3 pays voisins a été fortement réduit par rapport aux prévisions même du gouvernement. Au lieu des 3,8% avancé par le gouvernement Michel, il serait en réalité de 2,9%.

A.L. avec M.-P. Jeunehomme

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