La Belgique a perdu le contact avec la station Princesse Elisabeth

"Depuis le mois de mai, AntarctiQ (la nouvelle équipe qui gère la station depuis cette année, ndlr) a perdu le contrôle de la station à cause de son incompétence technique." a déclaré Alain Hubert.
"Depuis le mois de mai, AntarctiQ (la nouvelle équipe qui gère la station depuis cette année, ndlr) a perdu le contrôle de la station à cause de son incompétence technique." a déclaré Alain Hubert. - © FRANCOIS WALSCHAERT - BELGA

Le contrôle de la station polaire Princesse Elisabeth, au cœur d'un conflit juridique entre l'explorateur Alain Hubert et le gouvernement fédéral, est perdu depuis le mois de mai, révèlent samedi les quotidiens L'Echo et La Libre Belgique.

Un problème d'électricité

"Nous n'avons effectivement plus de contact avec la base. C'est dû à un problème d'électricité. Sur place, il y a une éolienne qui, au lieu de produire de l'électricité, en consomme. On ne sait pas ce qu'il s'est passé, s'il s'agit de dysfonctionnement ou de sabotage. Alain Hubert était le dernier présent sur la base", explique dans L'Echo le porte-parole de la secrétaire d'État en charge de la Politique scientifique Elke Sleurs (N-VA).

Trois éoliennes sur neuf ne fonctionnent plus à la station polaire Princesse Elisabeth "ce qui n'était jamais arrivé par le passé", rapporte pour sa part l'explorateur Alain Hubert, président de la Fondation polaire internationale (IPF), dans un entretien publié dans la Libre Belgique. "Depuis le mois de mai, AntarctiQ (la nouvelle équipe qui gère la station depuis cette année, ndlr) a perdu le contrôle de la station à cause de son incompétence technique. On ne sait pas ce qui se passe et on ne le saura pas avant le mois de novembre quand on y retournera", explique-t-il.

L'Etat aurait hacké le logiciel de contrôle à distance

Les avocats de l'IPF enfin reprochent à l'Etat d'avoir perdu le contact avec la station et d'avoir hacké le logiciel permettant de la gérer à distance, avant d'en changer les codes. "L'IPF et les ingénieurs sont incapables d'aider au redressement éventuel de la station parce que l'État refuse de rendre les codes", affirment-ils dans L'Echo.

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