Soudanais torturés: plusieurs associations appellent le gouvernement au respect du droit international

Le gouvernement fédéral était au courant des risques de torture qu'encouraient les Soudanais présents en Belgique et renvoyés dans leur pays, écrivent jeudi le CNCD-11.11.11, le CIRÉ et Amnesty International dans un communiqué commun. L'équipe gouvernementale n'a pas agi en respect de la dignité humaine, du droit international et a donc violé "consciemment" l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme, s'insurgent les associations.

Mercredi, l'Institut Tahrir pour la politique au Moyen-Orient a livré le témoignage de ressortissants soudanais victimes de torture et de violences à la suite de leur expulsion de la Belgique vers le Soudan. Plusieurs associations de défense des droits humains avaient pourtant averti le gouvernement belge en septembre des "graves risques" d'une collaboration avec le Soudan, indiquent-elles.

Si les faits sont avérés, il s'agit d'une "preuve évidente que le gouvernement Michel s'enferme dans sa tour d'ivoire, insensible et déconnecté totalement du vécu des populations migrantes vulnérables, des revendications des associations qui les soutiennent et du respect du droit international", ajoute le communiqué. "Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut entendre."

Les associations rappellent avoir demandé dès 2016 la mise en place d'un centre d'accueil temporaire et d'orientation des migrants en transit, leur permettant d'explorer "dans des conditions dignes" les possibilités de séjour selon leur profil.

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