Sortie du nucléaire: M. Wathelet a-t-il ignoré ses propres experts?

Le gouvernement a approuvé cette semaine le plan de sortie du nucléaire de Melchior Wathelet. Il n'y avait selon le Secrétaire d'Etat qu'une seule option: laisser en activité la centrale nucléaire de Tihange 1 jusqu'en 2025, soit dix ans de plus que prévu, au risque sinon d'être confronté à un manque d'électricité. Toutes les études de la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (Creg), du gestionnaire du réseau électrique Elia et de sa propre administration étaient unanimes à ce sujet, indiquait-on.

Un autre scénario resté lettre morte

L'administration aurait pourtant formulé une autre alternative, de valeur équivalente, qui n'aurait jamais atterri sur la table du gouvernement, selon des documents que le quotidien De Morgen a pu consulter. Le rapport du SPF Energie conseillait de fermer les trois plus vieilles centrales nucléaires pour 2017. Deux ans plus tard pour Doel 1 et 2 que ce que prévoit le planning du gouvernement Di Rupo, mais huit ans plus tôt pour Tihange 1. Le Secrétaire d'Etat n'aurait pas tenu compte de ce plan, sans en discuter avec les autres partenaires du gouvernement.

"Nous avons choisi une autre solution pour notre approvisionnement en énergie", a réagi le porte-parole de M. Wathelet.

Tous les scénarios ont été pris en compte affirme le SPF

Le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, a bel et bien tenu compte des différents scénarios élaborés par les experts du SPF Economie en vue d'une sortie nucléaire, a affirmé samedi le SPF en réaction à ces informations parues dans "De Morgen".

"Le document dont il est question est l'avis du comité scientifique de l'Observatoire de l'Energie du SPF Economie et était l'une des quatre pistes reprises dans le document préparatoire de la Direction générale de l'Energie. (...) Cette piste a été étudiée de manière précise et concertée entre l'administration et le cabinet du secrétaire d'Etat", a souligné le service public fédéral.

"Le SPF Economie se range sans le moindre doute derrière la décision prise en comité ministériel restreint le mercredi 4 juillet 2012", a-t-il ajouté.

RTBF avec Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK