Sophie Wilmès: "Il faut reconnaître qu'en quatre années nous avons divisé le déficit par quatre"

La Belgique fonctionnerait mal, comme la Commission européenne le dit. Selon elle, la Belgique « traîne à mettre en œuvre les réformes socio-économiques que l’Europe lui enjoint d’adopter ».

Sophie Wilmès, qui sera deuxième sur la liste emmenée par Didier Reynders, entend défendre le bilan du gouvernement fédéral : « l’Europe fait des constats, des constats qui ne sont pas récents. Elle dit qu’il faut assainir les dépenses publiques et c’est ce que nous avons fait en divisant le déficit par quatre. Deuxièmement, dit la commission, il faut créer plus d’emplois et c’est ce que nous avons fait aussi avec 230.000 emplois créés et même on en aura 250.000 d’ici la fin 2019. Elle dit aussi qu’il faut investir dans les infrastructures et nous le faisons ».

Manque de durabilité ?

« L’OCDE dans son rapport considère la Belgique dans les tops reformeurs, pour moi, le travail n’est pas terminé, nous devons pouvoir continuer. Nous remettons les clefs de la maison Belgique dans un bien meilleur état que nous les avons reçues. Nous espérons pouvoir convaincre qu’il faut continuer dans cette voie-là » précise Sophie Wilmès. « Nous avons hérité en arrivant d’un budget en déficit à moins 3 virgule 1 pour cent, soit plus que ce que ne permet l’Europe et nous laissons en héritage un déficit a moins 0.8 pour cent. Il faut nous reconnaître qu’en quatre années nous avons divisé le déficit par quatre ».

Au niveau fédéral, Sophie Wilmès, entend « poursuivre le travail mené par le gouvernement en matière d’emploi, en œuvrant à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et familiale ».

Le cas Destexhe

Mercredi, le député bruxellois et sénateur MR Alain Destexhe annonce officiellement son départ de la maison libérale. Il lance un nouveau parti baptisé provisoirement « Liste Destexhe » en vue des élections du 26 mai prochain. Une sorte de « N-VA francophone ».

Sophie Wilmès réagit « C’est une démarche personnelle, d’ailleurs la liste porte son nom. Son choix est dû à une frustration de ne pas avoir reçu la place qu’il voulait sur nos listes. Il est libre de ses choix, mais il ne faut pas raconter n’importe quoi. Cette semaine encore il négociait une place sur la liste et sentant qu’il ne l’aurait pas, il est parti ».

Le MR tiendra jeudi son congrès programmatique pour Bruxelles et la périphérie l’occasion pour le parti de faire le point sur les projets du MR pour Bruxelles.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK