Sophie Wilmès et le début de la liberté

La première ministre belge Sophie Wilmes photographiée lors de la conférence de presse à la suite d'une réunion du Conseil national de sécurité, ce 3 juin 2020.
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La première ministre belge Sophie Wilmes photographiée lors de la conférence de presse à la suite d'une réunion du Conseil national de sécurité, ce 3 juin 2020. - © POOL OLIVIER HOSLET - BELGA

Dans un discours, nous ne retenons jamais que ce que nous voulons. Ce mercredi, à l’issue du Conseil national de sécurité, un même sentiment a été perçu par beaucoup. C’est le début de la liberté, les restaurants et cafés vont rouvrir, la bulle personnelle va pouvoir aller jusque 10 personnes, on reparle concrètement des vacances. Et donc, sentiment retenu et partagé, c’est le déconfinement. Tout va mieux, tout va bien…

Ce sentiment, c’est Sophie Wilmès qui l’a induit. Jusqu’à présent, elle avait, il est vrai, rarement vendu du rêve. Rappelez-vous, le 15 avril, elle disait : "Aujourd’hui, personne ne peut dire quand nous pourrons reprendre le cours normal de nos vies. Le chemin est encore long et semé d’obstacles". Le 13 mai, elle disait encore : "Il faut se rendre à l’évidence. Il n’y aura probablement pas de retour à la normale pour l’été".

Ce mercredi 3 juin, c’est le retour de l’espoir

Chacun retiendra des propos de Sophie Wilmès ce mercredi 3 juin, son "Tout est permis sauf…" et surtout, "La liberté est la règle et les interdictions l’exception". Une fois que c’est dit, le citoyen confiné depuis des semaines exulte. Pour lui, la pandémie, c’est fini.

Mais le citoyen n’a pas tout bien écouté. Sophie Wilmès n’a cessé dans le même temps de rappeler l’importance du respect des mesures de distanciation sociale et de protection sanitaire mais sans plus trop rien interdire. L’heure est désormais, encore plus qu’avant, à la responsabilisation du citoyen. Sa liberté passe par là.

Mais le plus dur est peut-être encore à venir

C’est une évidence, la crise économique est là. Il faut une vraie politique de relance. Et chacun doit s’y mettre.

Ce mercredi après-midi, à cet égard, le point-presse était révélateur du climat politique actuel. Sophie Wilmès a plaidé à nouveau pour la mise en place d’un nouveau gouvernement fédéral avec une véritable majorité.

Jan Jambon, le ministre-président flamand, a lui vanté le premier volet du plan de relance de son gouvernement. Histoire de montrer que la Flandre allait de l’avant. Et Elio Di Rupo, le ministre-président wallon, d’insister sur les mesures déjà prises et encore à prendre sur le plan social pour aider les citoyens. En trois interventions, tout était dit.

Mais bon, ce mercredi 3 juin, ce qui comptait surtout, c’est que le sentiment de liberté soit revenu. Et, à court terme, c’est sans doute le plus important.