SNCB: Le service minimum est irréalisable

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La ministre des Entreprises publiques Inge Vervotte (CD&V) est d'avis qu'un service minimum pour les chemins de fer en cas de grève est une belle chose en théorie mais est très difficile à réaliser, a-t-elle indiqué dimanche lors de l'émission De Zevende Dag sur la VRT.

L'Open Vld est demandeur d'un service minimum. Un tel service est "nécessaire", a répété dimanche l'ancien président de la Chambre Herman De Croo.

Pour la ministre, organiser un service minimum est très difficile. Il faudrait requérir en cas de grève la présence de 65% du personnel. "Les syndicats devraient alors être associés à sa mise en place", a précisé Mme Vervotte. La difficulté de mettre en place un service minimum a également été relayée dimanche par Jean-Marie Dedecker (LDD) et Bruno Tuybens (sp.a).

La ministre des Entreprises publiques a souligné que les problèmes en matière d'offre de services se posent plutôt lors de débrayages spontanés après des agressions du personnel. Inge Vervotte est favorable à la désignation d'un médiateur qui pourrait intervenir en cas de conflits. "Ce n'est pas encore possible au sein des entreprises publiques mais je souhaite prendre une initiative en ce sens". L'Open Vld est également en faveur d'une telle initiative et le député Guido De Padt a déposé à cet égard un proposition de loi.

Durant le débat télévisé dominical, le député Bruno Tuybens (sp.a), ancien ministre des Entreprises publiques, est revenu sur la nouvelle tentative avortée d'augmenter le salaire du patron de la SNCB, Marc Descheemaecker. C'est la deuxième fois en en trois ans que le Conseil d'administration fait une telle tentative. "Qu'on mette ces gens à la porte", s'est-il exclamé au grand étonnement de la ministre.

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