Skeyes: Jean-Luc Crucke plaide pour l'instauration d'un service minimum

Skeyes: Crucke plaide pour l'instauration d'un service minimum
Skeyes: Crucke plaide pour l'instauration d'un service minimum - © THIERRY ROGE - BELGA

La persistance des grèves chez les contrôleurs aériens de Skeyes a un impact sur l’activité des aéroports wallons. Résultat, le politique, et en premier lieu Jean-Luc Crucke, entend prendre des mesures. Option privilégiée, l’instauration d’un service minimum.

Après sa menace de se passer des services des contrôleurs aériens de Skeyes, au profit d’acteurs étrangers, voire de régionaliser la compétence, le libéral Jean-Luc Crucke préconise aujourd’hui une troisième option. « Il faut a minina mettre en place un service minimum. On ne peut pas continuer à avoir quelques personnes même pas couvertes par leurs syndicats, qui bloquent, et qui bloquent essentiellement les aéroports wallons. » Pour l’instant, ce service minimum n’existe que pour des raisons humanitaires et lorsqu’un aéronef est en péril.

Une solution soufflée par l’agence wallonne des aéroports. Après avoir écarté l’idée initiale d’une régionalisation « difficilement faisable », la Sowaer préconise de profiter de la reconduction de la convention qui lie Skeyes à l’État fédéral et à la Wallonie, le 1er juillet 2019, pour renégocier le contrat de gestion. « Je veux que dans ce contrat de gestion on mette le service minimum et qu’on prévoie également les sanctions pécuniaires qui nous permettent d’être indemnisés si ça arrive encore » tempête M. Crucke.

Un siège wallon au conseil d’administration de Skeyes

Dans une lettre envoyée à Skeyes et à son homologue, François Bellot, le ministre fédéral en charge de la mobilité, M. Crucke s’est plaint des dommages collatéraux en Wallonie du conflit social en cours. « 300 vols ont été annulés au départ de Liège, ce n’est pas rien, il ne faut pas que les 10.000 travailleurs qui gravitent autour de l’aéroport soient pris en otage. »

Au vu des redevances annuelles payées par la région wallonne, près de 8 millions d’euros, M. Crucke entend par ailleurs réclamer à l’avenir un siège au sein du conseil d’administration de Skeyes.

 

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