Six Belges de retour d'expédition en Antarctique

Six Belges de retour d'expédition en Antarctique
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Ils sont de retour après plusieurs mois en Antarctique. Six glaciologues belges sont partis en expédition à bord d’un brise-glace américain. Sous des températures frisant les -40°, ils ont étudié le stockage des gaz à effet de serre dans l’eau et les glaces.

Des températures de -40°, ce sont les conditions extrêmes d'une expédition en Antarctique pendant l'hiver austral. Voilà pourquoi elles sont plutôt rares, à peine trois organisées en 50 ans. Les six scientifiques belges parmi les 27 de toutes nationalités sont rentrés ce lundi au pays. Ils gardent de ce voyage des images et des émotions plein la tête.

Partis début avril de Christchurch en Nouvelle-Zélande, ils ont traversé la mer de Ross. A cette période-ci de l'année la nuit est presque permanente et les tempêtes fréquentes.

Mais les difficultés n’ont pas fléchi la détermination de nos scientifiques Pour la première fois, ils allaient mesurer les concentrations de gaz à effet de serre absorbés dans l'eau, la glace et l'air de la mer de Ross. Cette mer qui borde le continent antarctique est le point de départ d’un phénomène océanique fondamental : la circulation des courants d’eau froide, principal moteur de la circulation océanique mondiale. Imaginez que ces courants partis de la mer de Ross remontent jusqu’à la côte californienne aux Etats-Unis. Les surfeurs californiens slaloment donc sur des vagues nées an Antarctique !

Mais ce moteur est fragile car il est enrayé par la fonte de la calotte de glace sur le continent Antarctique. Cette fonte apporte beaucoup d’eau douce vers l’océan ce qui fait monter le niveau de la mer, mais change également la densité de l’eau en surface qui devient donc moins salée. Ce phénomène va rendre l’eau de surface moins dense et donc l’empêcher de plonger vers les profondeurs.

Or, ces courants marins prennent avec eux les gaz à effet de serre qui se trouvent dans l’eau de surface et ils les isolent de l’atmosphère pour plusieurs centaines d’années. S’ils ne jouent plus ce rôle, c’est notre climat mondial qui en pâtit.

Nos chercheurs reviennent avec des tonnes de matériel qu’il leur reste encore à analyser. Pas de doute, ils sont partis dans la nuit éternelle pour nous apporter des informations fondamentales sur notre climat de demain.
 

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