Simulacre de pendaison de Maxime Prévot à Namur?

Les faits se sont déroulés ce samedi, et ils suscitent de nombreuses réactions. Des mannequins à l’effigie de trois personnalités politiques namuroises auraient été pendus à un arbre dans le centre de la ville.

Il s’agit du bourgmestre Maxime Prévot (cdH), de l’échevine Anne Barzin (MR) et du président du CPAS Philippe Noël (Ecolo).

La manifestation s’inscrivait dans le cadre de la défense du Parc Léopold, menacé de disparition par la construction d’un projet alliant logements et commerces. Elle était organisée notamment par le collectif pour la sauvegarde de ce parc et par des gilets jaunes, pour encourager les échanges entre diverses associations citoyennes.

Justifications

"Ce que certains (…) ont voulu faire passer pour des suppliciés, n'étaient en fait que des marionnettes destinées à illustrer la manipulation politique", a expliqué sur Facebook Marcel Guillaume, membre du collectif, évoquant une 'fake news'".

"C’étaient de simples marionnettes, des pantins, et il n’y a eu aucun discours de haine, a pour sa part indiqué Thierry Warmoes, conseiller communal PTB présent sur les lieux ce week-end. Faire du foin autour de ça évite de parler des problèmes de fond qui étaient dénoncés".

Réactions

Un recadrage qui n'a pas convaincu Maxime Prévot, qui s'est interrogé sur Facebook : "Où sont les limites ? Le jour où quelqu’un prendra cela au premier degré et agressera ma famille ou moi-même physiquement, il sera trop tard".

"J’avoue avoir été étonné de la dérive et la violence du symbole. J’invite (les organisateurs) à se questionner sur la violence de leurs actes sous le regard des enfants", a ajouté Philippe Noël sur le même réseau social.

De son côté, "choquée et écœurée", Anne Barzin a jugé les faits "scandaleux et indignes".

Cela vient en tout cas allonger une longue liste d’événements qui témoignent d'un climat politique tendu à Namur depuis quelques mois. Citons l’agression physique d’un ancien bourgmestre socialiste, la dégradation de la façade du siège du MR, ou plus récemment le réveil brutal dont a été victime la famille de Maxime Prévot par un groupe de gilets jaunes.

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