SIAMU : l'administration des pompiers largement en sous-effectifs depuis la naissance de la Région

SIAMU : l'administration des pompiers largement en sous-effectifs depuis la naissance de la Région
SIAMU : l'administration des pompiers largement en sous-effectifs depuis la naissance de la Région - © THIERRY ROGE - BELGA

L'administration des pompiers s'est trouvée constamment en sous-effectifs depuis la naissance de la Région bruxelloise. Cela a notamment eu pour conséquence que les marchés publics ont été gérés durant plusieurs années de bout en bout par des officiers pompiers du service opérationnel, est-il ressorti mardi de l'audition de sept membres actuels ou anciens de l'encadrement des pompiers bruxellois.

Administration limitée

Les membres de la commission spéciale du parlement bruxellois chargée de se pencher sur la gestion des marchés publics au sein du SIAMU de la capitale ont notamment entendu Francis Boileau, directeur-adjoint du SIAMU jusqu'en 2010. Selon ses dires, du temps de la défunte Agglomération bruxelloise, le service était déjà pourvu d'un cadre administratif limité, mais il bénéficiait d'un soutien administratif des services centraux de ladite Agglomération notamment lorsqu'il s'agissait de créer de nouvelles casernes moyennant des procédures très compliquées.

Toujours selon Francis Boileau, dès les débuts de la Région bruxelloise, les efforts de renforcement de l'administration par la Région ont été très limités. Sur le terrain, la gestion administrative est donc restée, tout au long de son mandat, aux mains des pompiers depuis l'établissement de cahiers des charges jusqu'à la livraison de commandes.

Un statut inadapté

À ses yeux, on a appliqué le statut des Organismes d'Intérêt Public au SIAMU (ndlr: comme Bruxelles Environnement, Citydev.brussels, la STIB, ...) à partir de 1996. Il faut se demander si ce statut était le bon pour un service qui n'est nullement comparable aux autres.

Kurt Vermeulen, spécialiste des marchés publics, engagé en janvier de l'année dernière a confirmé avoir constaté, à son arrivée, que tout cela avait eu pour effet de priver le SIAMU de toute structure digne de ce nom pour gérer les marchés publics. Vermeulen a ajouté s'être aussitôt mis au travail pour établir une check-list, une procédure et donner des formations en la matière.

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